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Eglise \ Vie de l'Eglise

Décès de Mar Dinkha IV, patriarche de l'Église assyrienne d'Orient

Mar Dinkha IV avait été reçu par le Pape François en octobre dernier au Vatican - L'Osservatore Romano

27/03/2015 12:53

(RV) Le patriarche de l'Église assyrienne Mar Dinkha IV est décédé le jeudi 26 mars dans une clinique du Minnesota, aux États-Unis. Il avait 79 ans. Ses funérailles auront lieu le 8 avril en l'église Saint-George de Chicago, ville où il avait établi le siège provisoire de son Église qui compte une diaspora importante aux États-Unis.

Né en Irak en 1935 et ordonné prêtre en 1957, Mar Dinkha IV avait été élu 111e patriarche de l'Église assyrienne d'Orient en 1976, dans un moment de crise provoqué par l'assassinat en Californie de son prédecesseur Mar Eshai Shimun XXIII. 

Son action de près de 40 ans a permis aux Assyriens de retrouver une certaine visibilité, notamment dans le monde de l'œcuménisme, les Assyriens étant divisés en trois branches : l'Église d'Orient dont il avait la charge, l'Église chaldéenne de Babylone, et l'Église syro-orthodoxe.

Il avait rencontré à plusieurs reprises les Papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François, qui l'avait reçu l'automne dernier à Rome. En 1994, sous le pontificat de Jean-Paul II, l'Église assyrienne d'Orient avait signé une "Déclaration christologique commune" avec l'Église catholique. Il avait aussi approfondi des échanges avec le monde orthodoxe, notammant avec l'actuel Patriarche de Moscou, Cyrille.

Sur le plan interne à son Église, ses années de gouvernement ont notamment été marquées par les traductions liturgiques de l'assyrien ancien à l'assyrien moderne.

Face aux persécutions subies par les chrétiens en Irak, il avait plaidé pour une communion des différentes Églises assyriennes.

Son bilan reste toutefois marqué par l'échec de ses tentatives pour rétablir le siège de son Église en territoire irakien, malgré ses démarches auprès des autorités irakiennes et kurdes. Aux États-Unis même, malgré la présence d'une diaspora bien intégrée, l'Église assyrienne d'Orient manque de structures pour assurer une réelle présence institutionnelle. À Chicago, elle ne dispose d'aucune école, ni de séminaire, ni d'ordre monastique, et le réseau des paroisses ne suffit pas à assurer le suivi spirituel des 100 000 fidèles qu'elle recense dans la capitale de l'Illinois et son agglomération.

(avec l'agence AINA, Assyrian International News Agency)

 

 

 

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