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Eglise \ Vie de l'Eglise

Mgr Romero béatifié à San Salvador devant une foule immense

La foule, dont de nombreux prêtres, devant le portrait de Mgr Romero - EPA

24/05/2015 10:44

(RV) Oscar Arnulfo Romero y Galdamez est donc Bienheureux. Environ 200 000 personnes, parmi lesquelles de nombreux chefs d'État, ont participé samedi à San Salvador à la cérémonie de béatification de l'archevêque martyr, assassiné en haine de la foi le 24 mars 1980, pendant qu'il célébrait l'eucharistie. « Un homme de foi profonde et d'une espérance inébranlable », ainsi l'a défini le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui représentait le Pape François lors de cette cérémonie. La fête du Bienheureux Oscar Romero est fixée au 24 mars, jour de sa mort.

La joie des centaines de milliers de fidèles réunis sur la place "Divino Salvador del Mundo", dans la capitale salvadorienne, était immense. Le postulateur de la cause de béatification, Mgr Vincenzo Paglia, qui est aussi le président du Conseil pontifical pour la famille, a rappelé publiquement la témoignage lumineux de l'archevêque martyr, tué pendant la célébration eucharistique par les escadrons de la mort liés au gouvernement militaire, parce qu'il dénonçait les violences du régime.

« Avec la messe d'aujourd'hui, a expliqué Mgr Paglia, s'accomplit cette célébration interrompue dans le sang », ainsi que celle des funérailles, également marquée par un massacre, lorsque l'armée avait ouvert le feu sur les fidèles. Rouge, couleur du martyre, l'estrade mise en place pour la cérémonie de béatification a accueilli parmi les reliques, à côté de la palme du martyre, la chemise céleste de Romero tachée de sang. Le message était clair : la mort n'a pas vaincu.

« Le sang de l'archevêque martyr, a rappelé le cardinal Amato, ce 24 mars 1980, s'est mêlé sur l'autel au sang rédempteur du Christ. Homme vertueux, bon prêtre, évêque sage, il aimait Jésus, Marie, l'Église, son peuple. » Son option pour les pauvres « n'était pas idéologique, mais évangélique ». Mgr Romero reste encore « une source de réconfort pour les délaissés et les marginalisés, a insisté le cardinal Amato, dans son homélie en espagnol.

Il a rappelé que le martyre de Romero n'a pas été un hasard, un simple concours de circonstances, mais bien le sommet d'un chemin spirituel. "Tu es tu, moi je ne suis rien. Avec ton tout et avec mon rien nous ferons beaucoup", écrivait-il, alors jeune séminariste, dans une prière conservée dans son journal, et citée par le cardinal Amato qui a rappelé le chemin qui, « de pasteur doux et presque timide l'a porté, à la suite de l'assassinat du jésuite Rutilio Grande, curé des paysans oppressés et marginalisés, à recevoir de l'Esprit Saint le don de la force, qui, l'a amené à s'engager de plus en plus explicitement dans la défense du peuple oppressé et des prêtres persécutés. »

« Sa charité, a conclu le cardinal Amaro, s'étendait à ses persécuteurs et il leur prêchait la conversion au bien. Il n'était donc pas symbole de division, mais de paix, de concorde et de fraternité. »

 

 

 

 

 

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