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François \ Célébrations liturgiques

Le Pape François appelle à la fin des violences en Centrafrique

Un policier Centrafricain patrouillant dans les rues de Bangui - AFP

01/11/2015 14:17

(RV) Le Saint-Père s’est dit très préoccupé, ce dimanche 1er novembre 2015, par la situation en République centrafricaine, espérant pouvoir se rendre dans le pays à la fin du mois. À l’issue de la prière de l’Angélus, il a lancé un appel aux parties en conflit, devant les fidèles rassemblés place Saint-Pierre. «Les douloureux épisodes, qui ces derniers jours ont envenimé la situation délicate de la République centrafricaine, suscite en mon âme une vive préoccupation» a déclaré le Pape François qui a dit faire appel aux parties en conflit «afin de mettre fin à ce cycle de violences».

Le Saint-Père a exprimé sa solidarité «à l’Église, aux autres confessions religieuses et à la nation toute entière si durement éprouvée» souhaitant la mise en œuvre de «tous les efforts pour dépasser les divisions et reprendre le chemin de la paix»Le Pape a exprimé sa proximité aux pères Comboniens de Notre-Dame de Fatima à Bangui, la capitale, qui accueille de nombreux déplacés. Et il a conclu en rappelant qu’il doit se rendre dans le pays à la fin du mois, du 29 au 30 novembre : «Pour manifester la proximité de toute l’Église à cette nation si affligée et tourmentée et exhorter les Centrafricains à être toujours plus des témoins de miséricorde et de réconciliation, dimanche 29 novembre je souhaite de tout cœur ouvrir la porte Sainte de la cathédrale de Bangui, durant le voyage apostolique que j’espère pouvoir réaliser dans cette nation».  

Une spirale de violences

Ces dernières semaines, les affrontements se sont multipliés dans le pays, en particulier dans la capitale. Plus de soixante morts sont à déplorer depuis septembre dernier. Samedi 31 octobre, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées à Bangui par des musulmans armés qui ont lancé de nouvelles attaques contre des quartiers abritant des chrétiens dans le sud-ouest de la capitale, selon l'AFP. Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé le pays dans une profonde crise déclenchant une vague de violences entre différentes communautés.

Depuis deux ans, les responsables religieux de la capitale centrafricaine mobilisent ensemble leurs énergies au service du retour à la paix civile dans leur pays. Mgr Dieudonné Nzapalainga l’Archevêque de Bangui, a ainsi reçu plusieurs prix, dont celui des Droits de l’Homme des Nations Unies pour son action en faveur de la paix.

En recevant, en mai 2015 les évêques centrafricains, le Pape François avait déjà manifesté sa proximité aux populations. «Je sais les souffrances que le peuple de Centrafrique a vécu et qu’il vit encore» avait-il déclaré. «C’est quand la haine et la violence se déchaînent, que nous sommes appelés à répondre par le pardon et l’amour. Et si, hélas, cela n’a pas toujours été le cas, c’est bien le signe que l’Évangile n’a pas encore partout pénétré profondément le cœur du peuple de Dieu, au point d’en changer les réflexes et les comportements». Les évêques ont «un rôle prophétique irremplaçable» avait rappelé le Saint-Père, car leur voix est «écoutée et respectée de tous». Ils sont ainsi appelés à former la conscience des fidèles.

01/11/2015 14:17