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François \ Activités

Florence : le Pape François appelle l'Église italienne à une foi «révolutionnaire»

Le Pape François saluant la foule lors de son arrivée devant la cathédrale de Florence - AFP

10/11/2015 13:15

(RV) Le Pape François est en visite ce mardi 10 novembre à Florence où il s'est adressé aux évêques et aux fidèles venus l’écouter en grand nombre dans la Cathédrale Santa Maria del Fiore, dans le cadre du 5e Congrès ecclésial italien. 

En introduction, le pape a accueilli le témoignage de fidèles qui sont entrés dans la foi par des chemins détournés. Il a ainsi écouté la parole d’une femme baptisée tardivement, d’un couple qui s’est reconstruit avec la foi après un divorce et d’un Albanais arrivé clandestinement 22 ans plus tôt en Italie et qui s’est reconstruit à travers l’Église, en devenant prêtre du diocèse de Florence.

Dans son intervention sur le thème "le nouvel humanisme dans le Christ Jésus", le Pape a adressé un message aux catholiques italiens, les invitant à avoir un comportement humble, désintéressé et inspiré par les Béatitudes, sans sous-estimer les difficultés et les tentations auxquelles les hommes sont confrontés. Il a aussi rappelé à l’Église de rester ouvert au dialogue. «Où que vous soyez, ne construisez pas de murs, ni de frontières, mais des places et des hôpitaux.»

«Notre devoir est de travailler pour faire de ce monde un meilleur endroit, et lutter. Notre foi est révolutionnaire pour une impulsion qui vient de l'Esprit Saint. Nous devons suivre cette impulsion pour sortir de nous-mêmes, pour être des hommes selon l'Évangile de Jésus. Toute vie se décide sur la capacité à se donner. C'est là qu'elle se dépasse, qu'elle arrive à être féconde.»

« Si l'Église n'assume pas les sentiments de Jésus, elle se désoriente, elle perd le sens. Si elle les assume, au contraire, elle sait être à la hauteur de sa mission.» Le Pape, vivement applaudi, a demandé que l'Église italienne «soit une Église libre et ouverte aux défis du présent, jamais dans une position défensive par peur de perdre quelque chose».

Il a rappelé que «la proximité aux gens et la prière sont la clé pour vivre un humanisme chrétien populaire, humble, généreux, heureux. Si nous perdons ce contact avec le peuple fidèle de Dieu, nous perdons en humanité et nous n'allons nulle part (...). Le Seigneur a versé son sang, non pas pour quelques-uns, ni pour peu, ni pour beaucoup, mais pour tous !» a-t-il martelé.

François a terminé son discours en donnant une indication à l’Église du chemin à suivre : «dans chaque comunauté, paroisse et institution, de tous les diocèses et circonscriptions, essayer d’entreprendre, de facon synodale, un approfondissement de l’exhortation apostolique Evangelii gaudium, pour en tirer des critères pratiques et en actualiser les faits.» 

Le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence épiscopale italienne, a remercié le Saint-Père de montrer l’exemple «d’un homme humble, désinteressé et joyeux» et a exprimé «soutien et obéissance»  inconditionnel des évêques à l’egard de sa personne et de l’Église.

Le Pape François a ensuite rencontré des personnes malades, à la chapelle de l'Annunziata. Il a récité la prière de l'Angélus avec eux et les a salués individuellement, avant de se rendre à pied à la Table de Saint François, place de l'Annunziata, pour un déjeuner partagé avec des pauvres.

(CV-CC)

10/11/2015 13:15