Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

Eglise \ Vie de l'Eglise

À Molenbeek, foyer de radicalisation, avec Mgr Lemmens

Dans la commune bruxelloise de Molenbeek, un quartier désormais au centre de toutes les attentions - AFP

16/11/2015 19:50

(RV) Entretien – Trois jours après les attentats de Paris, l'enquête progresse. En France, mais aussi en Belgique. Lundi 16 novembre 2015, deux suspects ont été inculpés par la justice belge pour «attentat terroriste» à Paris. Il s'agirait, selon les médias belges, du propriétaire et du convoyeur d'une voiture contrôlée samedi à Cambrai sur l'autoroute entre Paris et Bruxelles.

Les deux hommes avaient été interceptés dans la commune bruxelloise de Molenbeek, un quartier qui fait désormais l’objet de toutes les attentions. La liste des personnes qui sont passées par Molenbeek avant d’être impliquées dans des actions terroristes est impressionnante. La tuerie du Musée juif à Bruxelles en mai 2014, ou encore l’attaque avortée dans un Thalys Bruxelles-Paris, avaient un lien avec ce quartier très populaire de l’Ouest de la capitale belge.

Une commune difficile, où plusieurs foyers de radicalisation sont nés, comme l’explique Mgr Léon Lemmens, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, interrogé par Anne-Sophie Saint-Martin

Dans un message après les attentats, les évêques de Belgique ont eux aussi exprimé toute leur émotion et leur émoi. «C’est la démocratie et la liberté en Occident qui sont meurtries», ont-ils écrit, se joignant «à tous ceux et celles qui partout dans le monde, veulent contribuer à la longue marche vers un monde meilleur», à travers la promotion «d’un dialogue vrai, de l’accueil, de la paix et de l’épanouissement des personnes dans le respect des différences».

Avec saint François d’Assise, les évêques belges redisent «Seigneur, fais de nous des artisans de paix». Et face à la colère et la tristesse, ils invitent à une réflexion «pour dynamiser les lieux de dialogue qui contribuent déjà à évaluer le passé et à préparer l’avenir, et peut-être à en créer de nouveaux».

Les prélats de Belgique se disent «conscients que les drames qui surviennent dans nos pays occidentaux sont des conséquences de conflits qui ont leur source ailleurs et ils demandent aux instances internationales, européennes et mondiales, que tout soit mis en œuvre afin que les citoyens puissent vivre dans une paix légitime». (AG-ASM)

16/11/2015 19:50