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François \ Activités

Le Pape François veut mobiliser l'Ouganda contre la «culture du rejet»

Le Pape François aux côtés du président Museveni, au Palais présidentiel ougandais, le 27 novembre 2015. - REUTERS

27/11/2015 17:38

(RV) Le Pape est donc maintenant en Ouganda. Il s'agit du deuxième pays de sa tournée africain, après le Kenya et avant la République centrafricaine. Première étape, comme toujours, la visite de courtoisie au président ougandais, Yoweri Museveni, et la rencontre avec les autorités et le corps diplomatique.

Le Pape François a rappelé que sa visite a pour but de commémorer le cinquantième anniversaire de la canonisation des martyrs de l’Ouganda par le Pape Paul Vi, qui fut le premier souverain pontife à visiter le pays, c’était en 1969.

Le Pape a ensuite souligné que sa visite avait pour but également «d’attirer l’attention sur l’Afrique dans son ensemble, sur sa promesse, ses espérances, ses luttes et ses succès». 

Retour sur ce premier discours du Pape François en Ouganda avec Sarah Bakaloglou

Outre les richesses naturelles qu’il possède, l’Ouganda a pour principale richesse sa population. Et ces hommes et ces femmes, rappelle le Pape, «il est important qu’on leur donne de l’espérance, des opportunités d’éducation et d’un travail rémunéré, et surtout l’opportunité de partager pleinement la vie de la société».

Placé au cœur d’une région tourmentée politiquement, l’Ouganda fait face depuis de nombreuses années à la présence de réfugiés sur son sol. Un problème dont il est largement question en ce moment au Proche-Orient et en Europe. Le Pape François profite de l’occasion pour expliquer que la façon dont nous accueillons ces personnes, «est un test de notre humanité, de notre respect de la dignité humaine et surtout de notre solidarité envers nos frères et sœurs dans le besoin».

Le Pape espère ainsi plus globalement, encourager «les nombreux efforts en cours pour prendre soin des pauvres, des malades et de ceux qui sont, de quelque manière, en difficulté. C’est par ces petits signes que nous voyons la vraie âme d’un peuple». Une âme qui doit faire face à «la globalisation d’une culture de rejet qui nous rend aveugles par rapport aux valeurs spirituelles, endurcit nos cœurs face aux besoins des pauvres, et prive nos jeunes d’espérance».

Dans ce sens, les martyrs du pays «nous rappellent le rôle important que la foi, la rectitude morale et l’engagement pour le bien commun ont joué, et continuent de jouer dans la vie culturelle, économique et politique» de l’Ouganda. Ils rappellent aussi, souligne François,  que «malgré nos différentes croyances et convictions, nous sommes tous appelés à rechercher la vérité, à travailler pour la justice et la réconciliation, comme à nous respecter, nous protéger et à nous aider mutuellement en tant que membres de la même famille humaine».

(CV-XS)

27/11/2015 17:38