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Monde \ Politique

47 personnes dont le cheik al-Nimr, exécutées en Arabie Saoudite

Le 30 mai 2015 à Tarut, des Saoudiens en deuil demandaient la libération du cheik Nimr al-Nimr. Celui-ci a été exécuté ce 2 janvier 2016. - AP

02/01/2016 12:09

(RV) Premières exécutions de l’année en Arabie Saoudite. Ce samedi 2 janvier 2016, la monarchie absolue wahhabite a exécuté 47 personnes pour terrorisme, et parmi eux un haut dignitaire chiite. Le cheikh Nimr al-Nimr était une figure de la contestation du pouvoir sunnite. Il a été décapité malgré la pression internationale qui s’y opposait fermement et les engagements du régime saoudien de l’épargner.

L’imam de 56 ans, connu comme non-violent, avait pris la tête du mouvement chiite anti-régime dans l’est du pays en 2011. Condamné à mort pour sédition, son exécution ne peut qu’aggraver les tensions à la fois internes entre la minorité chiite et le pouvoir sunnite en Arabie Saoudite, mais aussi avec ses alliés occidentaux, Américains et Français, ou la grande puissance chiite qu'est l’Iran. Au Liban, le Hezbollah qualifie déjà cette exécution de «nouveau crime» commis par l'Arabie Saoudite.

En 2015, l’Arabie Saoudite a exécuté plus de 150 personnes.  Pour Olivier Da Lage, ces décapitations massives se rapprocheraient de plus en plus des méthodes des djihadistes. Il est l’auteur de Géopolitique de l'Arabie Saoudite, paru aux Editions Complexe à Bruxelles,en 2006.

Un entretien conduit par Blandine Hugonnet.

(MD-BH)

02/01/2016 12:09