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Monde \ Politique

Charlie Hebdo : un an après, des blessures non cicatrisées

Le président Hollande saluant, le 5 janvier 2015 la mère du policier Ahmed Merabet, sur les lieux de l'assassinat de son fils un an plus tôt, alors qu'il avait tenté d'intervenir lors de l'attaque de Charlie Hebdo. - EPA

05/01/2016 18:02

(RV) Entretien - Un an après l’attentat qui a frappé sa rédaction, le 7 janvier 2015, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo sort ce mercredi un numéro spécial dont la Une a enflammé la toile. Dans son éditorial, le patron du journal Riss dénonce «les fanatiques abrutis par le Coran et les culs-bénits d’autres religions qui avaient souhaité la mort d’un journal qui a osé rire du religieux». Riss assure par ailleurs que «les convictions des athées et des laïcs peuvent déplacer encore plus de montagnes que la foi des croyants».

Le quotidien du Vatican, L’Osservatore Romano, réagit, dans son édition datée du 6 janvier 2016, à cette nouvelle Une polémque.  «Dans le choix de Charlie Hebdo, on retrouve le triste paradoxe d’un monde toujours plus attentif au "politiquement correct", au point de frôler le ridicule (…) mais qui ne veut pas reconnaître et respecter la foi en Dieu de chaque croyant, quel que soit le credo qu’il professe», rapporte le quotidien. «Derrière la bannière trompeuse d’une "laïcité sans compromis", l’hebdomadaire français oublie encore une fois combien de leaders religieux de toute appartenance répètent depuis toujours leur refus de la violence au nom de Dieu», poursuit L’Osservatore Romano. 

En France, quelques réactions sont venues de personnalités musulmanes, même si le Prophète Mahomet n'a pas cette fois été visé, ce dessin véhiculant une représentation de Dieu finalement plus proche de l'imagerie judéo-chrétienne. Le président de l’Observatoire contre l’Islamophobie a dénoncé un texte très violent et très insultant à l’égard des religions. Si la Conférence des évêques français préfère ne pas commenter ce qui ne cherche qu’à provoquer, alors que la France n’a pas besoin de ce genre de polémique, l'évêque de Gap, Mgr Jean-Michel di Falco a accepté de nous répondre. Il est interrogé par Antonino Galofaro.

(CV-AG)

 

05/01/2016 18:02