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Monde \ Politique

Indonésie : une attaque terroriste au coeur de Djakarta

Une musulmane indonésienne portant un panneau avec le hashtag "Pray for Jakarta", après l'attentat du 14 janvier 2016. - AFP

14/01/2016 15:38

(RV) Djarkarta, la capitale de l’Indonésie, a été frappée ce jeudi matin, 14 janvier 2016, par une attaque terroriste qui a fait au moins 7 morts et une vingtaine de blessés, dans un quartier proche des ambassades et des locaux de plusieurs agences de l’Onu. Parmi les 7 morts figurent les cinq assaillants.

Après six ans sans attentat, l’attaque de Djakarta remet tristement sur les devants de l’actualité le risque terroriste en Indonésie, pays à la plus forte population musulmane du monde. À l'image de ce qui s'était passé à Paris dans la nuit du 13 novembre dernier, avec le hashtag "Pray for Paris", le hashtag "Pray for Djakarta" s'est répandu sur les réseaux sociaux dans cette journée du 14 janvier.

L’Aide à l’Église en détresse a interrogé le père jésuite Franz Magnis-Suseno, professeur de philosophie à l’université de Djakarta. Ce prêtre d'origine polonaise, qui vit en Indonésie depuis plus de 50 ans et a pris la nationalité indonésienne, a déclaré que «cette attaque doit représenter une sonnette d’alarme pour tous les Indonésiens et surtout pour les musulmans. Ils doivent prendre conscience du danger du terrorisme». Il estime «plausible» que l’attentat ait été commis par des sympathisants de l’État islamique, comme un signe envoyé à l’Occident, mais sans relation directe avec la situation interreligieuse dans le pays.

Une modèle harmonieux, mais fragilisé

L’Indonésie compte 87,2% de musulmans et près de 10% de chrétiens, soit une minorité formant tout de même un groupe significatif d’environ 25 millions de personnes. Le gouvernement avait mobilisé 150 000 membres des forces de l’ordre pour protéger les églises à Noël. L’Indonésie offre dans la plupart des îles de l’archipel un modèle respectueux des différentes traditions religieuses, avec toutefois des exceptions locales comme dans la province d’Aceh, où des églises avaient été détruites en octobre dernier par les autorités, sous pression des groupes musulmans extrémistes.

L’islamisme progresse et fragilise le modèle de cohabitation indonésien, via notamment la diffusion de l’idéologie wahhabite soutenue par des financements saoudiens.

(CV avec ACS, Aiuta alla Chiesa che soffre)

 

14/01/2016 15:38