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Monde \ Politique

La Tunisie, cinq ans après la révolution : une démocratie fragile

Manifestation sur l'avenue Bourguiba, le 14 janvier 2016, cinq ans après la chute de Ben Ali. - REUTERS

14/01/2016 17:01

(RV) Entretien – Cinq ans après, que reste-t-il de la révolution de Jasmin ? A Tunis, le 14 janvier 2011, des milliers de manifestants rassemblés dans les rues scandent «Ben Ali dégage». Le président au pouvoir depuis 23 ans fuit alors en Arabie saoudite, premier dirigeant d'un pays arabe à quitter le pouvoir sous la pression de la rue. Le soulèvement qui a fait 338 morts en Tunisie, entrainera une vague de contestation populaire dans les pays voisins, appelée "Printemps arabe".

Cinq ans après la révolution, la population s’est attachée à de nombreuses libertés acquises avec le soulèvement. Malgré la menace djihadiste grandissante (plus de 5500 Tunisiens, en majorité âgés de 18 à 35 ans, ont rejoint des organisations djihadistes à l'étranger, notamment en Syrie, en Irak et en Libye depuis 2011 ), d’un point de vue politique, la transition démocratique est en marche. Vincent Geisser, chercheur au CNRS et à l’IREMAM (Institut de Recherches et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman) d’Aix-en-Provence, spécialiste du monde arabe. Il dresse un bilan contrasté, cinq ans après la révolution.

(CV-BH)

14/01/2016 17:01