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Monde \ Politique

L'EI mène une politique de la terre brûlée en Irak

Arrivée des forces irakiennes dans la ville de Ramadi - AFP

11/02/2016 19:04

RV) Entretien - En Irak, la ville de Ramadi a été reprise à l’État islamique par les forces irakiennes, comme l’ont affirmé leurs responsables, mardi 9 février 2016. Des secteurs dans l’Est de la ville ont été libérés, y consolidant ainsi l’emprise des militaires.

Le nettoyage de la ville à l’ouest de Bagdad, la capitale, est maintenant le plus grand défi, selon le gouvernement de la province d’Al-Anbar. Ramadi est truffée de mines et d’explosifs laissés sur place par Daech, ce qui empêche le retour des populations civiles. «Les maisons sont détruites, les ponts sont détruits, les rues sont pleines d’engins explosifs, les conduites d’eau, les écoles et les hôpitaux sont en ruine et les commerces sont fermés», a détaillé Lise Grande, coordinatrice pour les affaires humanitaires de l’ONU en Irak.

Selon Myriam Benraad, spécialiste de l’Irak, des combattants du groupe terroriste sont encore présents dans la ville. Docteur en science politique, associée à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, l’IREMAM, et à la Fondation pour la recherche stratégique, le FRS, elle a expliqué à Antonino Galofaro que les djihadistes ont appliqué une politique de la terre brûlée.

Myriam Benraad est l’auteure de «Irak, la revanche de l’histoire : De l’occupation étrangère à l’État islamique», aux Éditions Vendémiaire (2015), et de «L'Irak : de Babylone à l'État islamique», aux éditions Le Cavalier Bleu (2015).

(HD-AG)

11/02/2016 19:04