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Monde \ Société

Au Soudan du Sud, une fragile réconciliation

Le président Sud-soudanais Salva Kiir, à Juba, le 18 novembre 2015. - REUTERS

12/02/2016 18:51

(RV) EntretienSalva Kirr, le président sud-soudanais, réinstalle son rival Riek Machar à la vice-présidence du pays. Riek Machar, chef de la rébellion, occupait déjà ce poste entre 2005 et 2011 alors que le Soudan du Sud n’était encore qu’une région semi-autonome au sein du Soudan, puis après l’indépendance de juillet 2011 à juillet 2013, quand il a été démis de ses fonctions.

Les dissensions politico-ethniques entre Salva Kirr et Riek Machar sont à l’origine des combats qui ont éclaté au sein de l’armée nationale et qui ont plongé le jeune pays dans une guerre civile le 15 décembre 2013. Une guerre atroce qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué l'exode de 2,3 millions de personnes. L’accord de paix signé le 26 août 2015 aux termes de deux années de conflit prévoyait un cessez-le-feu et un mécanisme de partage du pouvoir, qui n’avait pas été jusqu’à présent pas été honoré. Par ce geste, le président Salva Kirr entend donc faire une avancée symbolique dans la mise en œuvre de l’accord de paix. Mais la réconciliation est très fragile comme l'explique Christian Delmet, chercheur au CNRS et spécialiste du Soudan du Sud

Des propos recueillis par Caroline Chabir

(OB-CC)

 

12/02/2016 18:51