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François \ Activités

Le Pape demande la libération du père Uzhunnalil, enlevé au Yémen

Un mois après le rapt du père Uzhunnalil, les fidèles se sont réunis pour une veillée de prière dans la Cathédrale Saint-François-Xavier à Bangalore. - AP

10/04/2016 13:02

(RV) Ce dimanche 10 avril 2016, le Pape a appelé « à la libération de toutes les personnes séquestrées dans les zones de conflit armé ». Le Saint-Père cite en particulier le cas du père Tom Uzhunnalil, un prêtre indien enlevé le 4 mars 2016 dans la ville d’Aden au sud du Yémen.
Après avoir récité la prière du Regina Coeli, le Saint-Père a de nouveau appelé à la libération du prêtre salésien. Originaire du Kerala, dans le sud de l'Inde, le père Ushunnalil, âgé de 56 ans, a été enlevé lors de l'attaque visant un hospice géré par les religieuses de Mère Teresa. Le 4 mars 2016, un groupe d’hommes armés s’ était infiltré dans la maison où les religieuses s’occupaient de personnes âgées et handicapées. Au total, l'attentat a fait 16 morts dont quatre religieuses, restées sur place malgré la guerre en cours depuis septembre 2014 au Yémen.
Un carnage inutile
Au lendemain, le Pape François se disait choqué et profondément attristé par la nouvelle. Il priait pour les victimes et exprimait « sa proximité spirituelle avec leurs familles et toutes les personnes affectées par cet acte de violence insensé et diabolique». Le Pape François souhaitait alors que «ce carnage inutile réveille les consciences, conduise à une conversion des cœurs et pousse les parties concernées par ce conflit à renoncer à la violence».
Selon New Delhi, le père Uzhunnalil serait vivant 

Le père Tom Uzhunnalil se trouvait dans la chapelle de l’hospice au moment de l'attaque. Il n'a pas été revu. Il résidait chez les religieuses depuis que sa mission fondée par son oncle fut incendiée par des hommes armés.

Il y a une semaine, la ministre indienne des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, avait reçu une délégation de la conférence des évêques d'Inde pour évoquer les efforts entrepris par les autorités indiennes, selon l'agence salésienne d'information ANS. Elle a assuré que le prêtre était toujours vivant, après des rumeurs ayant évoqué sa mort dans les jours précédents.

La grande ville portuaire du sud yéménite, Aden est le théâtre d’attaques régulières conduites par les membres d'Al-Qaïda, qui y est implantée depuis plusieurs années, mais aussi depuis quelques mois par l'organisation Etat islamique qui gagne du terrain.

(MD)

10/04/2016 13:02