Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

Monde \ Politique

Des bombardements signalés au Congo-Brazzaville

Manifestation à Brazzaville en mars 2016. - AFP

15/04/2016 17:30

(RV) Au Congo, une mission humanitaire a commencé à se déployer jeudi dans le département du Pool, au sud de Brazzaville, d’où parviennent des rapports alarmants. Depuis les élections présidentielles du 20 mars, des rapports font état d’opérations de sécurité menées contre des chefs de l’opposition et leurs partisans.

Selon de nombreux témoins, des hélicoptères des forces congolaises auraient bombardé la région provoquant des déplacements forcés et précipités de la population. 17 personnes auraient péri lors de ces opérations militaires. Des informations font également état d’arrestations massives et de cas de torture en détention. Ces rapports sont difficiles à vérifier en raison du manque d’accès à cette zone par des acteurs indépendants.

À la demande de l’ONU, cinq membres de l'organisation Caritas Congo ont quitté Brazzaville en concertation avec le ministère des Affaires humanitaires. Objectif : évaluer les conséquences des opérations en cours dans la région sur les populations, recenser les déplacés, évaluer leurs besoins, leur apporter une première assistance avant de déployer éventuellement une mission humanitaire de plus grande ampleur. Il s’agit surtout de prendre l'exacte mesure de la situation sur le terrain, car très peu d'informations ont filtré jusqu’à présent. Même Caritas Congo implanté localement, n'a qu'une vision parcellaire de la situation.

Seule certitude : il y a des déplacés, des difficultés d’accès à la nourriture et à la santé, des problèmes d’hygiène. Le commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a exhorté le gouvernement de Brazzaville à garantir que les forces de sécurité agissent en parfaite conformité du droit international et des droits de l’homme. Tout incident impliquant l’emploi de la force par les forces de sécurité, en particulier si elle a des conséquences mortelles, devra faire l’objet d’une enquête approfondie, rapide et impartiale.

(CV-RF avec RFI)

 

15/04/2016 17:30