Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

François \ Activités

Le Pape François en Arménie : l'hommage aux victimes de 1915

Le Pape François, entouré par le catholicos Karékine II et le président arménien, se recueillant au mémorial pour les victimes du "Metz Yeghern". - EPA

25/06/2016 08:51

(RV) Au deuxième jour de son voyage en Arménie, le Pape s’est rendu ce matin au Mémorial de Tsitzernakaberd, dédié aux victimes du "Metz Yeghern", le "Grand Mal", c’est-à-dire le génocide arménien de 1915. Ce monument construit dans les années 1960, à l’époque soviétique, est devenu depuis l’indépendance de l’Arménie un symbole de la renaissance nationale, et un passage obligé pour tous les hôtes de marque accueillis dans le pays.

Cyprien Viet

Le Pape est arrivé peu après 8h30 heure locale, accueilli comme dans plusieurs étapes de ce voyage à la fois par le président de la République arménienne et par le catholicos Karékine II. Entouré de ses hôtes, le pape s’est lentement dirigé vers la colonne de 44 mètres de haut, symbolisant la renaissance de l’Arménie, entouré de deux rangées de jeunes garçons et filles vêtus aux couleurs du Saint-Siège et de l’Église apostolique.

Comme le protocole le prévoit pour tous les chefs d’État en visite en Arménie, le Pape a déposé une gerbe au pied de la colonne, et l’hymne du Saint-Siège a été joué par un orchestre militaire. Puis il a déposé devant la flamme éternelle deux roses, jaune et blanche, les couleurs du Vatican.

Ensuite le protocole civil a laissé la place à un temps liturgique. Les évêques de l’Église apostolique ont récité le Notre Père et un chœur a entonné un chant en hommage à saint Grégoire l'Illuminateur, "Hrashapar". Ce chant inclut un Alleluia, signe de la Résurrection, de la victoire de la vie sur la mort. 

Des extraits de l’Évangile ont été lus, et le Pape a prononcé une courte prière d’intercession, en italien : «Seigneur, qui couronnes tes saints et accomplis la volonté de tes fidèles, et regardes avec amour et douceur tes créatures, écoute-nous des cieux de ta sainteté, par l'intercession de la sainte Mère de Dieu, par les suppliques de tous tes saints, et de ceux dont c'est aujourd'hui la mémoire. Écoute-nous, Seigneur, et prends pitié, pardonne-nous, expie et remet nos péchés. Rends-nous dignes de te glorifier, avec des sentiments de graces, avec le Père et l'Esprit Saint, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.»

Une longue mélodie de deuil a été jouée par des musiciens, sous le regard ému du Saint-Père, et alors que le ciel dégagé laissait apparaitre le majestueux Mont Ararat à l’horizon. Le Pape a ensuite planté un arbre, et il a signé le livre d’or en écrivant ces mots : «Ici je prie, avec de la douleur dans le coeur, pour que jamais plus il n'y ait de tragédie comme celle-ci, pour que l'humanité n'oublie pas et sache vaincre la mal, avec le bien. Que Dieu concède au bien-aimé peuple arménien et au monde entier paix et consolation. Que Dieu cultive la mémoire du peuple arménien. La mémoire ne doit pas être annihilée ni oubliée, la mémoire est source de paix et de futur.»

Avant de partir, François a rencontré une dizaine de descendants d’Arméniens protégés par le Vatican dans les années 1920, sous le pontificat du Pape Pie XI. Une manifestation de la continuité de l’engagement du Saint-Siège auprès du peuple arménien.

«Je prie ici, avec une douleur au cœur, pour que plus jamais n’existent de telles tragédies, pour que l'humanité n'oublie pas et sache vaincre le mal par le bien», a écrit le Saint-Père dans le livre d’or. «Que Dieu protège la mémoire du peuple arménien! La mémoire ne peut être étouffée ni oubliée! La mémoire est source de paix et d'avenir !»

(CV)

 

25/06/2016 08:51