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François \ Activités

Angelus : le Pape invite à ne pas «décider qui est mon prochain et qui ne l’est pas»

Lors de l’angélus place Saint-Pierre, ce dimanche 10 juillet 2016, le Pape prévient que «nous serons jugés sur nos œuvres de miséricorde». - REUTERS

10/07/2016 12:43

(RV) «Qui est notre prochain ? Qui devons-nous aimer comme nous-mêmes ?» Le Pape François, lors de l’angélus place Saint-Pierre, ce dimanche 10 juillet 2016, a commenté l'Évangile du Bon Samaritain, «un récit simple et stimulant», qui «indique un style de vie». Ce qui est au centre de la réflexion proposée par Jésus c’est notre prochain. C’est lui qui nous interpelle et quand il ne le fait pas, alors c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas bien, c’est que le cœur n’est pas chrétien.

Xavier Sartre

La question du docteur de la loi est simple : «qui est mon prochain ?». La réponse, à première vue, pourrait ne pas l’être. Pourtant, Jésus donne une explication très claire avec la parabole du Bon Samaritain. Le Pape souligne que «je ne dois pas cataloguer les autres pour décider qui est mon prochain et qui ne l’est pas. Cela dépend de moi d’être ou de ne pas être le prochain de la personne que je rencontre et qui a besoin d’aide, même si elle est étrangère ou peut-être hostile».

L’enjeu est de taille. Il s’agit de vérifier si «notre foi germe et porte ses fruits» au travers de ces bonnes actions que nous accomplissons «avec amour et avec joie envers notre prochain». Les paroles sont une chose, mais elles s’envolent dans le vent, tandis que les actes demeurent. Le Pape François nous interpelle donc, et nous demande comment nous nous comportons envers les autres. «Suis-je de ceux qui sélectionnent les gens selon mon propre plaisir ?».

Ces questions, mieux vaut se les poser souvent car «nous serons jugés sur nos œuvres de miséricorde» prévient François. Dieu nous demandera en effet si l’on se souvient de cet homme à moitié mort sur la route de Jérusalem à Jéricho. Si l’on se souvient «de cet enfant affamé», «de ce migrant que de nombreuses personnes voulaient chasser», «de ces grands-parents abandonnés dans des maisons de retraite», «de ce malade isolé à l’hôpital que personne ne vient voir». Dans tous les cas, Dieu nous répondra : «c’était moi».

Après la prière de l’angélus, le Pape François a salué les personnes qui œuvrent au sein de la pastorale des gens de la mer à l’occasion du «dimanche de la mer». «J’encourage les marins, les pécheurs dans leur travail, souvent dur et risqué, ainsi que les aumôniers et les bénévoles dans leur précieux service».

(BH-XS)

10/07/2016 12:43