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François \ Activités

Le Pape invite à ne pas confondre les bons sentiments avec la miséricorde

Une campagne de l'association "Manos Abiertas". - RV

08/10/2016 15:44

(RV) Le Pape François a envoyé un nouveau message vidéo à son pays natal, l'Argentine. Dans cette vidéo, il s’adresse aux membres de Manos Abiertas, ("mains ouvertes"), une association de volontaires argentins d’inspiration chrétienne fondée en 1992, à Villa de Mayo, près de Buenos Aires. Sous l’impulsion du père jésuite Angel Rossi, le but est d’aimer et servir, c’est-à-dire servir, promouvoir et restituer la dignité aux plus nécessiteux.

Les membres de Manos Abiertas sont réunis ce weekend à Sante Fé, au nord de la capitale autour du thème : « Miséricorde, un voyage du cœur aux mains ». Le Pape, partant de deux épisodes des Evangiles, celui du Bon Samaritain et de la veuve de Naïm, explique que la philanthropie n’est pas la miséricorde. Les précisions de Blandine Hugonnet

« La compassion du cœur » porte le Bon Samaritain à travailler avec ses mains. De même, Jésus, en étant ému par la douleur de la veuve, touche le fils défunt et le ressuscite. « Un voyage du cœur vers les mains », une fois de plus, explique le Pape qui précise : « le cœur se joint à la misère de l’autre, et c’est cela la miséricorde ».

La miséricorde n'est pas les bons sentiments

Pas question de confondre les bons sentiments avec la miséricorde. La philanthropie, c’est bien, certes mais « c’est autre chose ». « La miséricorde c’est ce voyage aller qui va de la misère à mon cœur, chargée par mon cœur, qui émeut mon cœur et qui, parfois, l’émeut de telle manière que le cœur est comme une boussole au pôle Nord, il ne sait pas où s’arrêter à cause de ce qu’il ressent ».

Pour ressentir cette miséricorde et non pas de la simple peine, il faut tout d’abord demander la grâce. Il faut surtout reconnaitre son propre péché et qu’il soit pardonné par Dieu. « On ne peut être miséricordieux que si on a vraiment reçu la miséricorde de Dieu ».

A partir de là peut commencer le voyage de retour, celui de ma « misère qui a reçu la miséricorde à la misère de l’autre, de ma misère aimée par Dieu à l’amour de la misère de l’autre, de ma misère aimée en mon cœur à l’expression avec mes mains ». Quand on est miséricordieux on ouvre aussi bien son cœur que ses mains. 

(OB-XS)

08/10/2016 15:44