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Le Moyen-Orient, théâtre d’une brutalité incroyable, selon le Saint-Siège

Mgr Bernadito Auza, l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à New- York - RV

20/10/2016 18:24

(RV) Les chrétiens, comme d’autres minorités ethniques ou religieuses, pourraient subir une «destruction totale» au Moyen-Orient. Il faut mettre un terme à la violence commise au nom de Dieu. L’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à New- York, Mgr Bernardito Auza est intervenu ce mercredi 19 octobre 2016 lors d’un débat ouvert aux Nations Unies sur le Proche et le Moyen-Orient, organisé à l’initiative de la Russie. Xavier Sartre

La solution proposée en 1947 prévoyant la naissance de deux États s’éloigne, et dans son intervention, Mgr Auza exprime sa «très vive inquiétude». Les pourparlers israélo-palestiniens sont au point mort depuis avril 2014, et cela a conduit selon lui «à des actions unilatérales négatives et à des actes de violence chauffés à blanc par une rhétorique incendiaire». Ces dernières années, constate l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, les frustrations et le désespoir des autorités palestiniennes ont augmenté.

Mgr Auza juge qu’un  gouvernement d’union entre Gaza et la Cisjordanie est «essentiel» pour faire avancer les négociations et apporter la paix et la prospérité aux Palestiniens, qui dépendent encore largement de l’aide internationale, même pour des biens de base. L’observateur permanent du Saint-Siège à New-York rappelle que pour le Saint-Siège la solution à deux États constitue le «meilleur compromis»: «Si Israël et la Palestine ne se mettent pas d’accord pour exister l’un à côté de l’autre, réconciliés et souverains au sein de territoires reconnus au niveau international et sur lesquels ils se sont entendus, la paix restera un rêve lointain et la sécurité, une illusion».

Mépris droit international humanitaire

Mgr Auza élargit ensuite son propos, amer de constater qu’aujourd’hui «le berceau des civilisations et lieu de naissance du judaïsme, de la chrétienté et de l’Islam, est devenu le théâtre d’une incroyable brutalité». Il condamne le «mépris total» du droit international humanitaire. Écoles, hôpitaux, travailleurs humanitaires et journalistes ne sont plus des dommages collatéraux mais directement visés selon le diplomate du Saint-Siège qui réitère l’appel du Pape pour un cessez-le-feu immédiat à Alep et ailleurs en Syrie permettant l’évacuation des civils piégés.

«Pendant que nous parlons, des chrétiens et d’autres minorités ethniques et religieuses sont sur le point de connaitre une destruction totale, tout comme leurs monastères, églises, lieux et objets de culte quand ils ne sont pas déjà réduits à la poussière». Mgr Auza réaffirme son opposition à toute violence faite au nom de Dieu et en appelle à la communauté internationale. «Il faut en finir avec le trafic d’armes et de munitions» et promouvoir à tout prix des pourparlers, une assistance humanitaire et le respect des  droits fondamentaux.

20/10/2016 18:24