Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

François \ Célébrations liturgiques

Le Pape François invite lors du consistoire à aimer ses ennemis

Le Pape lors du consistoire - ANSA

19/11/2016 13:14

(RV) Un consistoire à l’image de l’Église, reflet de son universalité et de sa diversité : ce samedi matin, François a créé dix-sept nouveaux cardinaux, dont treize électeurs. Ces hommes viennent de Syrie, de Centrafrique, de l’Ile Maurice, du Mexique, du Brésil, du Venezuela, de Papouasie, du Bengladesh, d’Albanie, ou des États-Unis. Ils représentent autant de réalités particulières que le Pape, par ce choix, a souhaité mettre en lumière, consacrant un peu plus l’internationalisation du Sacré Collège.

Dans son homélie, le Pape est longuement revenu sur le passage de l’Évangile choisi et proclamé pour l’occasion : le « discours de la Plaine » en saint Luc où Jésus invite à aimer ses ennemis, à prier pour eux, à les bénir, et à leur faire du bien. Une logique de miséricorde bien loin de celle qui prévaut dans notre monde actuel. Olivier Bonnel

 

Dans nos sociétés, « la polarisation et l’exclusion » sont conçues comme l’unique façon possible de résoudre les conflits, a déploré le Pape. L’inconnu, l’immigré ou le réfugié devient une menace, un ennemi. Ennemi en raison de sa couleur de peau, de ses origines lointaines, de sa condition sociale, en raison de sa différence tout simplement. Et c’est ainsi que les différences sont transformées en « symptômes d’hostilité, de menace, et de violence ». Cette « épidémie d’inimitié s’imprime dans la chair des sans-voix », dont le cri est étouffé par ce que le Pape nomme « la pathologie de l’indifférence ».

Cette prolifération de l’inimitié touche les peuples, nos communautés, nos presbytères, nos réunions, a constaté François. Ce virus de la polarisation s’instille dans notre façon de penser, d’agir, de sentir. Nous devons être attentifs à ce que cette logique ne s’empare pas de notre cœur, a prévenu le Pape, car elle va à l’encontre de la richesse et de l’universalité de l’Église, visible et tangible dans le Sacré Collège en ce jour. « Nous venons de pays lointains, nous avons des coutumes, des langues différentes, nous pensons et célébrons de manières différentes… Et rien de tout cela ne nous rend ennemis, au contraire, c’est l’une de nos plus grandes richesses », a affirmé le Souverain Pontife.

A ces nouveaux cardinaux, le Pape a encore rappelé l’essence de la mission des disciples du Christ : « Soutenir l’espérance de nos gens », « ouvrir nos yeux pour regarder les blessures de nos frères et sœurs privés de leur dignité ». Tout cela dans le « quotidien de la vie rompue et partagée, d’une vie dépensée et donnée ». Sans oublier l’invitation à être « miséricordieux comme le Père ». Dieu qui n’a pas d’ennemis, seulement des enfants. (XS-MA)

19/11/2016 13:14