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François \ Activités

Le Pape soutient la culture des Aborigènes australiens

Le 12 octobre 2013, des Aborigènes d'Australie dansent au festival d'Alice springs. - AFP

25/11/2016 17:13

(RV) La culture des Aborigènes australiens «ne doit pas disparaître» : c’est ce qu’affirme le Pape François dans un message à l’occasion du 30° anniversaire de la visite historique de saint Jean-Paul II, le 29 novembre 1986, à Alice Spring en Australie. À cette occasion, le Pape polonais avait rencontré des représentants de la communauté aborigène du pays.

Le texte du Saint-Père a été envoyé par le nonce apostolique à Canberra au président du Conseil catholique des aborigènes et des insulaires du détroit de Torres, situé entre le nord de l’Australie et la Papouasie Nouvelle-Guinée. Samuel Bleynie



Le Pape François exprime sa «proximité spirituelle» aux aborigènes australiens et sa «profonde estime» pour leur «antique patrimoine culturel» qui manifeste leur «génie et leur dignité». Trente ans après la visite de Jean-Paul II en Australie, il en rappelle les paroles : «Ne croyez pas que vos dons valent si peu que vous ne devez plus vous préoccuper de les conserver». «Vos chants, vos histoires, vos peintures, vos danses, vos langues ne doivent jamais se perdre» avait alors déclaré le saint Pape.

Plus récemment, le 24 octobre dernier, le Pape François, en s’adressant aux jésuites, était revenu sur le thème des peuples indigènes, regrettant que la mondialisation «uniformisante» et destructrice, voulait les effacer. Or, s’était exclamé François, leurs cultures devaient être préservées. Si à l’époque de la colonisation, on avait pu concevoir «une herméneutique de type centraliste où l’empire dominateur imposait d’une certaine manière sa foi et sa culture», ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’herméneutique actuelle doit valoriser chaque peuple, «sa culture, sa langue» a expliqué le Pape. Et de citer l’expérience positive d’inculturation tentée par les missionnaires jésuites Matteo Ricci en Chine et Roberto de Nobili en Inde.

Déjà, en 1986, Jean-Paul II avait rappelé que l’Évangile parlait «toutes les langues, apprécie et embrasse toutes les cultures. Il les soutient dans toutes les choses humaines et, si nécessaire, les purifie». Trente ans avant François, il dénonçait déjà les abus commis par les colonisateurs européens contre les aborigènes. 

(MD-XS)

25/11/2016 17:13