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Monde \ Société

Crise au Venezuela : la vive inquiétude de l'épiscopat

Le 19 décembre 2016, des billets de 500 bolivars ont été mis en circulation, afin de lutter contre l'inflation extrêmement élevée. - REUTERS

16/01/2017 16:52

(RV) Les évêques vénézuéliens expriment à nouveau leur vive préoccupation au regard de la situation critique qui prévaut dans leur pays depuis des mois. « Une grande obscurité recouvre notre pays », peut-on lire dans l’exhortation pastorale « Jésus Christ lumière et chemin pour le Venezuela », publiée à l’issue de la 107e Assemblée plénière de la conférence épiscopale, qui s’est tenue ces derniers jours.

C’est un tableau particulièrement sombre que dressent les évêques de ce pays, confronté à une crise politico-économique d’ampleur, évoquant « l’idéologisation de l’éducation, l’inflation galopante, la corruption diffuse et l’impunité ».

Ils soulignent en particulier la détérioration de la santé publique, conséquence directe des pénuries de médicaments et de vivres qui touchent surtout les personnes âgées, les femmes enceintes et les malades. « Nous n’avons jamais vu autant de de notre frères fouiller dans les poubelles pour trouver de la nourriture ! », s’alarment les évêques. Mais les premières victimes de ce chaos généralisé restent les enfants. En 2017, ce sont quelque 12% des 3,2 millions d’enfants de moins de cinq ans que compte le pays qui seront ainsi menacés par une grave dénutrition.

L’épiscopat vénézuélien dénoncent en outre « la haine et la violence », la criminalité élevée et l’insécurité qui « génèrent une culture de mort ». Au cours des travaux de cette 107e assemblée plénière, le président de la conférence épiscopale, Mgr Diego Rafeal Padron Sanchez, évêque de Cumana, a rappelé les 29 000 décès de mort violente, ainsi que les 120 prisonniers politiques enregistrés cette année, citant encore plusieurs évènements survenus ces dernières semaines : « le massacre de Barlovento commis par des milices paramilitaires, les saccages et actes de vandalisme à Cumana, Ciudad Bolivar et dans d’autres villes, l’agression au monastère trappiste de Merida ».

Le Saint-Siège a proposé sa médiation dans le dialogue entre le gouvernement du président Nicolas Maduro et l’opposition, mais force est de constater que les résultats ne sont pas encore au rendez-vous, déplorent les évêques ; de là, leur appel à toutes les parties à travailler ensemble afin de résoudre cette crise, « promouvoir honnêteté et responsabilité dans la vie publique, ainsi que la réconciliation entre les personnes ».

(MA)

16/01/2017 16:52