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Eglise \ Vie de l'Eglise

Cardinal Parolin : toucher Jésus et se laisser toucher par lui

le cardinal Parolin le 7 décembre 2016

11/02/2017 17:21

(RV) Deuxième temps fort de la visite du cardinal Pietro Parolin à Lourdes, pour la 25e Journée mondiale du malade : après la messe célébrée ce samedi 11 février 2017, le secrétaire d’État du Saint-Siège a présidé un long temps de prière dans la basilique souterraine Saint-Pie X, ce samedi après-midi. L’envoyé spécial du Pape François a donné l’onction des malades à plusieurs personnes, avant de présider l’adoration eucharistique.

Avant cela, le cardinal italien a livré une méditation sur l’Évangile proclamé à cette occasion, celui de la pècheresse pardonnée (Luc 7, 36-50), celle qui, entrant dans la maison de Simon le Pharisien, mouille les pieds de Jésus de ses larmes et les essuie avec ses cheveux, en signe de repentir. Un Évangile, qui selon le cardinal Parolin, nous invite à « toucher le corps de Jésus » et à « nous laisser toucher » par Lui. Les précisions de Manuella Affejee

Dans ce passage, l’évangéliste nous met face à deux attitudes opposées : celle de Simon le Pharisien, l’homme cultivé et religieux, celui qui a les idées claires. Pour lui, un prophète authentique ne peut être touché, ni lui-même toucher. Le vrai prophète est celui qui éloigne et se tient éloigné. On ne peut donc que l’honorer et le servir.

La pècheresse anonyme a, elle aussi, les idées claires. Elle connait son péché, ne tente pas de se justifier. Elle se tait et pleure et ose toucher le corps de Jésus, car pour elle, le prophète est justement quelqu’un qui te touche, et se laisse toucher, celui qui offre la possibilité d’être différent, d’avoir une vie différente.

Jésus, quant à lui, veut être accueilli et touché comme celui qui ne méprise pas la fragilité, perçue comme le lieu de la rencontre, du respect, de l’amitié. Toucher et être touché par le Seigneur, affirme le cardinal Parolin, signifie « renaître avec un corps différent, animé par l’amour, et qui n’est plus contraint à être assimilé à son passé, à son péché, à un numéro, à un médicament, à un protocole de soin, à un objet, à un rejet ».

Pour toucher le corps du Christ et se laisser toucher par lui, saint Luc nous montre qu’il faut passer de l’expérience du pharisien à celle de la pècheresse. Ce passage a un nom précis : la conversion, celle qui fait de la fragilité, de la souffrance et de la maladie le temps de l’amour, de la liberté et de la foi. (XS-MA)

11/02/2017 17:21