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Eglise \ Vie de l'Eglise

Lourdes : le cardinal Parolin célèbre la messe pour la journée du malade

Le Cardinal Pietro Parolin est l'envoyé spécial du Pape François à Lourdes. - EPA

11/02/2017 10:55

(RV) Le cardinal Pietro Parolin a célébré la messe samedi matin 11 février dans la basilique Saint-Pie X du sanctuaire de Lourdes, à l’occasion de la journée mondiale du malade. Dans son homélie, prononcée en français, le secrétaire d’État du Saint-Siège a invité les fidèles à « dilater notre cœur » face aux combats de la peur, de la maladie et de la souffrance. Il est aussi revenu longuement sur le « Me voici » prononcé par Marie, qui nous invite au dialogue avec Dieu. Les précisions d'Olivier Bonnel 

« Pouvoir célébrer le XXVème anniversaire de cette Journée à Lourdes, c’est une grâce : c’est se souvenir des nombreux malades qui viennent en pèlerinage à la grotte de Massabielle pour chanter les louanges de Celle que toutes les générations proclament bienheureuse, » a dit le cardinal en commençant son homélie. Cette célébration est « aussi pour remercier le Seigneur pour toutes les personnes, chrétiens, croyants d’autres religions et non croyants, qui viennent en ce lieu béni afin de trouver soulagement et espérance. »

Revenant sur le thème choisi par le Pape François pour cette journée, tiré de l’Évangile de saint Luc : « Le Puissant fit pour moi de grandes choses » (Lc 1, 49), le secrétaire d’État du Saint-Siège a expliqué combien la Parole de Dieu nous appelait « à dilater notre cœur, en gagnant nos combats personnels contre les nombreuses peurs que le temps de la maladie, le temps de la souffrance et la pensée même de la mort provoquent en chacun de nous. »

Le dialogue avec Dieu pour dépasser nos fragilités

Dieu ne nous demande pas d’être des « super héros », a-t-il poursuivi, il ne nous demande pas non plus de renier ce que nous sommes en train de vivre avec difficulté, en portant peut-être le masque de celui ou de celle qui est « supérieur » à tout ce qui l’humilie ou le limite. Dieu nous demande de lui donner crédit et de lui faire confiance.

Ce dialogue avec Dieu empêche les peurs de trouver un terrain fertile dans nos fragilités, il empêche la fragilité elle-même de devenir l’obstacle principal par rapport à Dieu et par rapport aux autres. Il s’agit d’un dialogue que Marie, la Vierge Immaculée, nous pousse à accueillir, à désirer, à chercher et à construire, l’ayant elle-même expérimenté.

Le cardinal Parolin est revenu sur ce « me voici » de Marie, qui prend forme « au milieu de multiples expériences problématiques. » En entrant dans la famille de David, Marie vit un profond moment de dépouillement : elle est appelée à tout laisser pour faire l’expérience de la pauvreté et de l’exclusion que l’histoire réserve à ceux qui, d’une manière ou d’une autre et pour les raisons les plus variées, se sont perdus, perdant en même temps l’estime, l’appréciation et la bienveillance de toute la communauté. « N’est-ce pas là, chers frères et sœurs, la même expérience que l’on fait au temps de la maladie, au temps de la souffrance, au temps de la fragilité, au temps de la mort ? » a demandé le cardinal Parolin. 

Saint Luc rappelle aussi que devoir entrer dans la famille de David a conduit Marie, non pas à Jérusalem, mais à sa périphérie, ce qu’on appelle la « Galilée des nations » : un territoire synonyme de mort du fait qu’il est loin de ce Temple même qui était le cœur de l’espérance religieuse d’Israël. « Cet "éloignement" a aussi beaucoup à dire sur le temps de la maladie, sur le temps de la souffrance, sur le temps de la fragilité, sur le temps même de la mort », a poursuivi le cardinal Parolin.

« Marie nous pousse à accueillir, à désirer, à chercher et à construire le dialogue du "me voici", le dialogue qui rend croyant, elle le fait comme pauvre avec les pauvres, et nous pousse à chercher et à construire ce dialogue où chacun peut être "revêtus de gloire", "revêtus de lumière" », comme le Christ. « Nous revêtons le Christ quand, avec lui, nous affrontons le temps de la maladie, le temps de la souffrance, le temps de la fragilité, le temps de la mort » a encore souligné le cardinal.

Le Christ désire partager avec nous ce qui a fait de son heure une expérience de vie et non pas de mort : le « me voici » de Dieu à lui ; son « me voici » à Dieu a-t-il dit en revenant sur le récit des noces de Cana. Un épisode dans lequel Marie Immaculée est présente, dans lequel elle nous demande d’être vivants. « Choisissons donc d’être vivants, a conclu le légat du Pape, que chaque âge de notre vie laisse résonner notre "me voici" en union au "me voici" du Christ, et de manière toujours plus fervente à celui de la Mère Immaculée ». (OB)

11/02/2017 10:55