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François \ Activités

Le Pape rencontre les étudiants de "Roma Tre" : chercher la vérité donne un sens au chemin universitaire

Le Pape saluant les étudiants de Roma Tre, le 17 février 2017. - REUTERS

17/02/2017 13:05

(RV) L’Université comme lieu d’écoute et de dialogue, l’importance de l’unité dans la diversité, l’accueil et l’intégration des migrants : ce sont quelques-uns des thèmes longuement évoqués par le Pape François ce vendredi matin, lors de sa visite à l’Université Rome III.

Devant un parterre d’étudiants enthousiastes et de professeurs, le Pape, délaissant le discours préparé pour l’occasion, a opté pour un exercice désormais familier, en répondant de façon improvisée à des questions posées par plusieurs étudiants.Des interrogations touchant à la mission de l’université, et de la jeunesse au regard d’un monde marqué par la violence, la «liquidité» et la menace de l’uniformisation.

Manuella Affejee

«La violence imprègne nos sociétés. Elle est présente dans l’atmosphère de nos villes, dans notre langage», a déploré le Pape. C’est un processus qui nous rend anonymes les uns envers les autres. Nous ne savons plus écouter. C’est là le point de départ de la violence, et, in fine, de cette «guerre mondiale par morceaux» qui traverse notre époque. Que faire pour y remédier ? Le Pape préconise la redécouverte du dialogue. Écouter l’autre, le respecter, parler avec lui, accepter ses opinions : «dans des sociétés où la politique a perdu en qualité, le dialogue est la clé pour retrouver le sens de la construction sociale».

L’université, a encore affirmé le Pape, est justement le lieu où l’on peut dialoguer, où l’on confronte ses idées. Étudiants et professeurs doivent mettre en avant ce «travail artisanal du dialogue». À cette identité marquée par l’ouverture, le Pape oppose celle promue par les universités dites «d’élite». Ces établissements où on enseigne une ligne de pensée unique, et on prépare l’étudiant à être agent d’un idéologie. «Ceci n’est pas une université !», a alors lancé le Pape sous les applaudissements. L’apprentissage et la recherche de la «vérité, de la bonté et de la beauté» : voilà le chemin universitaire qui ne finit jamais, a conclu François.

Évoquant le «changement d’époque» soulevé par une question, le Pape s’est arrêté sur un «danger mondial» : celui d’une «globalisation dans l’uniformité». Un uniformité qui est une menace pour l’unité, car celle-ci a besoin des différences, a-t-il plaidé.

François a également parlé des risques d’une économie «liquide», préjudiciable surtout aux jeunes. «Comment peut-on penser que des pays développés de notre chère Mère Europe aient un aussi fort taux de chômage des jeunes ?», s’est-il demandé. Cette «liquidité de l’économie» porte atteinte à la culture du travail, et pousse les jeunes vers le suicide, les addictions ou la radicalisation. Pour résoudre les problèmes économiques et sociaux, «il faut du concret !», a martelé le Pape.

Parlant enfin du problème des migrations et de la peur qu’elles peuvent engendrer, le Souverain Pontife a rappelé l’importance, selon les possibilités de chaque pays, de l’accueil des migrants, «des frères et sœurs en humanité», de la nécessité de les intégrer, et de les accompagner sur ce chemin. Cette intégration suppose un «échange entre cultures». Un échange qui s’avère, selon le Pape, le meilleur remède à la peur.

(CV-MA)

 

 

 

 

 

17/02/2017 13:05