Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

Pour approfondir \ Méditation Dominicale

Méditation pour le huitième Dimanche du Temps Ordinaire

P. Michel Ntangu,SJ - RV

25/02/2017 10:55

Le Père jésuite Michel Ntangu nous introduit à la méditation avec les lectures du huitième dimanche du Temps Ordinaire

(RV) Références bibliques :

Première lecture : Isaïe 49,14-15 : "Moi, je ne t’oublierai pas"

Psaume  61 2-3,8, 9 : En Dieu seul, le repos de notre âme.

Deuxième lecture : 1 Corinthiens : 4,1-5 : "Le Seigneur rendra manifestes les intentions des cœurs"1. 15 à 20

Evangile : Mt 6,24-34 : "Ne vous faites pas de souci pour demain"

 

Chers Frères et Sœurs,

Les textes pour notre méditation de ce dimanche nous donnent des leçons de sagesse sur des questions importantes de la vie : les soucis quotidiens, la survie  pour lendemain, l’argent et les richesses, l’orgueil ou le sentiment de se sentir parfois « abandonné par Dieu ».

En effet, quand tout va bien, il est bien aisé de sentir la proximité et la bienveillance de Dieu pour nous. Mais lorsque nous sommes accablés par des soucis quotidiens auxquels nous ne trouvons pas de solutions, lorsque les richesses ou l’argent nous viennent à manquer et, surtout quand tout va mal, nous sommes tentés de penser que Dieu nous a complètement oubliés. Et pourtant, chers frères et sœurs, nous sommes dans l’erreur, car jamais Dieu n’abandonne ses enfants.

Les lectures d’aujourd’hui, et  tout comme l’Evangile répondent à ces questions : Dieu ne nous abandonne jamais. Dieu prend souci de nous. Lui qui est notre Père, jamais ne cessera de nous chérir « comme une mère ». Le prophète Isaïe nous invite à une confiance sans faille en Dieu. Dieu n’abandonne personne. « Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas ».

Ce sont là les belles paroles, la leçon fondamentale que nous donne le Prophète Isaïe, dans un texte, très bref. Comme les habitants de Jérusalem, « exilés à Babylone, ils avaient toutes les raisons de croire que Dieu les avait abandonnés. Non seulement, le Seigneur n’a pas oublié son peuple mais il ira au-delà de ses espérances en envoyant son propre fils manifester son amour pour l’humanité ».

Dans l’évangile de Saint Mathieu, Jésus nous invite sans ambages à une confiance absolue en Dieu à travers une sentence qui n’a pas d’ambiguïté : «Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent ». Jésus interroge bien des aspects de notre culture qui, aujourd’hui, est marquée par la valeur suprême de l’argent, du marché et de la finance qui dévalorise les valeurs de gratuité et de partage. A quoi attachons-nous de la valeur ? A l’argent ? A la consommation surabondante de nourriture ? Aux modes vestimentaires ? Le Seigneur ne condamne pas l’argent, mais l’asservissement à l’argent qui nous menace tous. Il ne faut pas que les humains oublient qu’ils ne sont pas les auteurs de la vie, ni de la leur, ni de celle des autres. Le système économique sauvage est le premier de tous les maux. C’est pourquoi, le Pape François ne cesse de fustiger nos rapports humains fortement marqués par la valeur suprême du marché et de la finance qui dévalorise la gratuité et le partage.

En prenant en exemple les lys des champs et les oiseaux du ciel, Jésus nous indique l’attitude fondamentale que nous devons avoir à l’égard de biens, des soucis du monde : « La confiance sans faille en Dieu. »

Chers frères et sœurs, aujourd’hui le Christ nous appelle toujours à un « horizon nouveau».

Laissons-là tous les soucis, toutes les préoccupations et surtout tout ce qui avilit l’homme et l’empêche de servir le seul maître de la vie et de toute existence : Dieu le Père n’abandonne personne. Notre passé, quel qu’il soit bon ou mauvais, riche ou pauvre, confions-nous à la providence de Dieu en nous mettant sans calcul marchand au service des autres.

Disons-Lui cette belle prière sans peur : Seigneur Jésus, dès le matin, je me tourne vers toi. J’ai confiance en ton amour et en ta bonté infinie. Même quand je ne vois pas bien le chemin. Je veux Te faire confiance toute ma Vie. Je sais que tu guides mes pas ».  Amen !

(KS)

25/02/2017 10:55