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Eglise \ Vie de l'Eglise

L'Église bolivienne s'oppose à la dépénalisation de l'avortement

Le président bolivien Evo Morales. - REUTERS

15/03/2017 18:33

(RV) L’Église catholique de Bolivie est fermement opposée à un projet d'élargissement des conditions légales pour l'accès à l’avortement et appelle les législateurs et toute la société à défendre le droit à la vie «sérieusement menacé» par un projet de réforme du code pénal.

Ce projet, lancé par le gouvernement bolivien, permettrait d'élargir les possibilités d'interruption volontaire de grossesse, à certaines conditions. Il provoque une vive polémique dans le pays. Pour l’Église bolivienne, cette initiative est «néfaste».

«Ce projet introduit une colonisation idéologique étrangère qui rejette les enfants à naître vulnérables et accepte la triste violence de l'avortement comme un moyen censé résoudre les problèmes sociaux et économiques», écrit la Conférence épiscopale bolivienne sur son site internet.

Le projet élaboré par le gouvernement du président socialiste Evo Morales prévoit que l'avortement serait possible lors des huit premières semaines de grossesse pour les femmes qui vivent dans la rue ou dans une pauvreté extrême, et pour les mères de trois enfants ou plus qui ne disposent pas de ressources pour élever leur progéniture. Les étudiantes auront aussi accès à l'IVG.

La nouvelle loi donnerait en outre aux femmes le droit d’avorter à n’importe quel moment de la grossesse en cas de malformation du fœtus, ou si la personne enceinte est une enfant ou une adolescente, ou si la grossesse est la conséquence d'un viol ou d'un inceste.

Actuellement, l’avortement est seulement permis si la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste, ou si elle met en péril la santé de la mère. 

(CV avec cath.ch)

 

 

15/03/2017 18:33