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Eglise \ Vie de l'Eglise

Italie : la ville de Carpi a retrouvé sa cathédrale

La cathédrale de Carpi lors de sa reconstruction. - RV

28/03/2017 18:00

(RV) «Le tremblement de terre peut frapper et blesser, mais ne peut pas vaincre et annihiler, il peut endommager et faire trembler la terre, mais il ne peut pas désagréger et disperser une communauté qui s’engage à renaître». C’est ce qu’a affirmé samedi le cardinal Pietro Parolin lors de la concélébration eucharistique pour la réouverture de la cathédrale de Carpi, cinq ans après le séisme qui avait frappé l’Émilie-Romagne, et une semaine avant la visite que le Pape effectuera dans ce diocèse, ce dimanche 2 avril.

«Le tremblement de terre, et les autres drames qui peuvent secouer la société, avec leurs deuils et leurs dévastations, n’ont pas le dernier mot», a lancé le cardinal Parolin. Avec l’aide du Seigneur, a poursuivi le Secrétaire d’État du Saint-Siège, «et en persévérant avec diligence et courage, la vie renaît, les blessures se cicatrisent, et l’on recommence à cheminer ensemble, à espérer, à se mettre en projet, et à construire». Le cardinal Parolin a mis en garde contre «la tentation d’insister seulement sur le mal, sur le négatif, et jusqu’à la spectacularisation des tragédies», et il a rappelé que «la réouverture du temple de pierre sera d’autant plus significatif dans la mesure où nous rouvrirons aussi les cœurs et les esprits au Christ, à son message de paix, de salut, de joie, de libération authentique».

Le cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, a également pris part à cette réouverture solennelle, en présentant cet évènement comme «un moment solennel et émouvant, qui vient couronner un long temps de fatigues, d’espérances, d’anxiété et de grand travail». «Ceci est notre pays, c’est notre Italie, a affirmé avec fierté l’archevêque de Gênes. Avec les contradictions de la personne humaine bien sûr, mais aussi avec cet enracinement, avec cette passion qui émerge surtout dans les moments de difficulté, dans la conscience d’appartenir à une histoire, faite d’Évangile». L’Église italienne, a expliqué le cardinal Bagnasco, «veut continuer dans cette mission de servir le peuple, qui est la raison de notre vie : c’est une grâce de pouvoir servir nos gens comme prêtres et comme pasteurs».

(CV)


 

 

28/03/2017 18:00