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François \ Activités

Bataille de Mossoul : le Pape François appelle à la protection des civils

Bombardements sur Mossoul, le 27 mars 2017. - REUTERS

29/03/2017 12:23

(RV) Le Pape François a présidé ce mercredi 29 mars 2017 la traditionnelle audience générale du mercredi Place Saint-Pierre, en poursuivant son cycle de méditations sur l’espérance, revenant cette fois sur la figure d’Abraham.

«L’espérance d’Abraham s’enracine dans sa foi : une espérance capable d’aller au-delà de toute espérance, de se manifester là où, humainement, il n’y a plus d’espérance, a expliqué le Saint-Père. Nous sommes invités à suivre l’exemple d’Abraham, en faisant confiance, non pas à nos sécurités, à nos raisonnements, à nos propres forces, mais au Dieu de la résurrection et de la vie qui maintient sa promesse à l’heure de l’épreuve et de la mort.»

Au terme de sa catéchèse, le Pape a lancé un appel vibrant pour le pays d’Abraham, l’Irak, un pays fracturé par une guerre civile qui semble interminable. Le Pape avait salué auparavant une délégation interreligieuse irakienne, accompagnée par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux. Leur présence a donné l’occasion au Pape d’exprimer son attachement à la pluralité religieuse en Irak.

Le compte rendu de Cyprien Viet.

«La richesse de la nation irakienne réside justement dans cette mosaïque qui représente l’unité dans la diversité, la force dans l’union, la prospérité dans l’harmonie», a martelé le Saint-Père. «Je vous encourage à avancer sur cette route, et je vous invite à prier afin que l’Irak trouve dans la réconciliation et dans l’harmonie entre ses diverses composantes ethniques et religieuses la paix, l’unité et la prospérité», a insisté le Pape François, très attentif au drame vécu par les populations syriennes et irakiennes, particulièrement depuis les offensives de l’organisation État islamique, en 2014.

«Ma pensée va aux populations civiles piégées dans les quartiers occidentaux de Mossoul, et aux autres déplacés à cause de la guerre, auxquels je me sens uni dans la souffrance, à travers la prière et la proximité spirituelle. En exprimant une profonde douleur pour les victimes de ce conflit sanglant, je renouvelle pour tous l’appel à s’engager avec toutes les forces dans la protection des civils, une obligation impérative et urgente», a précisé le Saint-Père.

Depuis le 17 octobre se joue à Mossoul une bataille de grande ampleur entre les forces de sécurité irakiennes, soutenues par la coalition internationale, et les djihadistes de l’État islamique qui mènent une résistance acharnée dans la vieille ville de Mossoul. La deuxième agglomération d’Irak était tombée aux mains des djihadistes en juin 2014, dans le cadre de leur offensive au nord de l’Irak, qui s’est traduite par de nombreuses exactions contre leurs opposants et contre les membres des minorités religieuses.

Avant l'audience, le Pape avait rencontré les différents membres de cette délégation qui compte des responsables chiites, sunnites, chrétiens, yezidis et sabéens (ou mandéens, une petite communauté de quelques milliers de membres, descendant de la tradition judéo-chrétienne en Mésopotamie).

«Nous sommes tous frères, et là où il y a de la fraternité, il y a de la paix. Nous sommes tous des enfants de Dieu. Et nous avons un père commun sur la terre : Abraham, et de cette première "sortie" d'Abraham, nous venons, jusqu'à aujourd'hui tous ensemble», a expliqué le Pape, reprenant des propos du cardinal Tauran. «Votre dialogue entre vous, votre visite est une vraie richesse de fraternité, et pour cela, c'est une route vers le paix, pour tous. La paix du coeur, la paix des familles, la paix des pays, la paix du monde», a insisté le Pape François, qui a demandé à tous les participants à cette rencontre de prier pour lui.

(CV)

 

 

 

29/03/2017 12:23