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Moyen-Orient : le dialogue est la seule antidote à la haine

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège à l'Onu. - AP

21/04/2017 16:44

(RV) Durant un débat du Conseil de sécurité de l’Onu, consacré au Moyen-Orient, jeudi à New York, l’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, Mgr Bernardito Auza, a rappelé les positions de la diplomatie pontificale concernant les conflits en cours dans la région : condamnation de l’usage des armes chimiques en violation du droit international, réprobation des récents attentats contre les civils réunis en prière en Égypte, et le souhait qu’une négociation directe soit possible entre Israéliens et Palestiniens et puisse mener à une solution de deux États en paix.

Mgr Auza a mis en évidence le fait que la visite du Pape François en Égypte, les 28 et 29 avril prochains, a pour objectif de rappeler qu’il n’existe pas d’antidote plus efficace à la haine et à la violence que le dialogue et la rencontre. Il a souligné l’appel lancé aux leaders religieux pour qu’ils manifestent ouvertement l’incompatibilité de chaque religion avec le terrorisme accompli au nom de Dieu, et avec les autres actions contraires à la dignité humaine et aux droits fondamentaux de tout homme et de toute femme, surtout le droit à la vie et à la liberté religieuse.

Concernant les minorités religieuses au Moyen-Orient, le représentant du Saint-Siège a rappelé leur présence historique vécue pacifiquement depuis des millénaires aux côtés de la majorité musulmane, et aujourd’hui mise en danger par l’extrémisme, qui détruit le patrimoine culturel et religieux. Le nonce apostolique a demandé à la communauté internationale d’intensifier les efforts pour libérer ces populations du fléau du génocide perpétré par les terroristes.

Il a par ailleurs rendu hommage au Liban, qui a assumé la prise en charge de millions de réfugiés provenant de pays et territoires limitrophes en conflit. De manière à préserver la paix au pays du Cèdre, le Saint-Siège demande le désarmement de tous les acteurs non-étatiques financés par des fonds extérieurs.

Enfin, en rappelant la nécessité d'un solution à deux États pour Israël et la Palestine, avec des frontières reconnues au niveau international, le nonce apostolique a invoqué un accord négocié de bonne foi avec courage, et la perspective de concessions réciproques équitables. Il a exprimé l’opposition du Saint-Siège aux décisions unilatérales et aux actes de violence qui amplifient la haine et les divisions. Mgr Auza a rappelé que le Pape François, qui s’est rendu sur place en 2014, mène tous les efforts possibles, et prie pour que les blessures profondes qui divisent israéliens et palestiniens puissent être guéries.

(CV)

21/04/2017 16:44