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François \ Activités

Parolin : le Pape, messager de paix en Égypte

Malgré deux attentats contre les chrétiens début avril 2017, le Pape n'a jamais renoncé à son voyage en Égypte a affirmé le cardinal Parolin. - AFP

27/04/2017 19:12

(RV) Dix-sept ans après le voyage apostolique de Jean-Paul II dans le Sinaï, le Pape François s’envolera à son tour ce vendredi 28 avril pour l’Égypte. Ce sera le dix-huitième déplacement à l’étranger de son pontificat. François passera un peu plus de vingt-quatre heures au Caire, la capitale du pays. Sur place, le Pape rencontrera en privé le président Al-Sissi et le Grand Imam de l’Université d’Al-Azhar, référence de l’Islam sunnite. François adressera un discours aux participants de la Conférence internationale sur la paix organisée par l’institution. Mais ce voyage est avant tout, un geste de proximité de la part du Pape vis-à-vis des chrétiens égyptiens. C’est ce qu’a affirmé le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège au Centre Télévisé du Vatican.

Le Pape n’a jamais remis en question son voyage en Egypte, même après le double attentat qui a frappé l’Église copte orthodoxe, lors de la messe du Dimanche des Rameaux. Au contraire, «le Pape veux être là où se vivent des situations de violences, de conflit (…) Il veut être un messager de paix, là où il y a le plus besoin d’annoncer et d’œuvrer pour la paix». Proximité, solidarité et encouragement à la communauté chrétienne, résume le cardinal italien. Copte orthodoxe ou catholique, tous sont visés par une même violence islamiste, en raison de leur foi.

Le cardinal Parolin plaide pour une plus grande protection des citoyens égyptiens par les autorités, peu importe leur religion ou leur groupe social. Cependant le terrorisme est «un défi plus vaste qui ne se résout pas en augmentant les niveaux de sécurité». Il faut revenir sur les causes du terrorisme et éradiquer ce qui l’alimente. C’est le rôle de l’État, mais aussi des familles de l’école et de l’Église ou des médias. Tous ont «une responsabilité d’éduquer à la paix. L’Éducation comme un sésame pour permettre aux jeunes de donner un sens à la vie, pour leur proposer des valeurs pour lesquelles cela vaut la peine de vivre, s’impliquer et lutter, au lieu de se perdre dans ce tourbillon de violence et de destruction vraiment insensé».

Le cardinal Parolin estime aussi que le dialogue entre chrétiens et musulmans, ici entre le Pape et les autorités d’Al-Azhar, est «indispensable et fondamental pour la paix et toutes les religions doivent se sentir impliquées». Dans cet entretien, le secrétaire d’État rappelle enfin, combien la présence des chrétiens fait sens dans des pays à majorité musulmane : «ils peuvent contribuer à la construction de la société à une cohabitation plus harmonieuse, sereine et pacifique». La rencontre entre le Pape et Tawadros II «cimentera encore plus la communion qui existe déjà» entre les chrétiens d’Égypte.

(MD-BH)

27/04/2017 19:12