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Monde \ Société

Au Brésil, un évêque et sa communauté unis pour la défense du territoire

Dans la région amazonienne de Madre de Dios, une zone forestière dévastée par l'activité minière. - REUTERS

02/06/2017 17:26

(RV) Au Brésil, l’évêque du diocèse de Jerico, Mgr Noel Antonio London Buitrago, s’est uni aux protestations des agriculteurs, éleveurs et leaders civils des communes de Pueblorrico, Tarso, Fredonia e Jerico. Au cœur du mécontentement : les menaces liées aux activités minières de la multinationale Anglo Gold Ashanti, dans le département d’Antioquia. D’autant que cette entreprise dispose déjà de licences en vue d’une activité extractive sur une zone de plus de 7 595 hectares.

Le 28 mai dernier, le conseil municipal de Tamesis avait approuvé un projet d’accord pour interdire l’extraction des métaux sur son territoire ; répondant ainsi à une demande de la communauté, qui s’était exprimée via des messages publics et des slogans : «tout l’or du monde ne pourra acheter un Tamesis sans eau». On attend à présent que le conseil municipal de Jerico fasse de même, le 7 juin prochain. L’agence Fides rappelle que Tamesis est devenue la première commune du département d’Antioquia à prendre une décision en vue de protéger les ressources en eau, la biodiversité et la vocation agricole et touristique du territoire, comme l’avaient déjà fait d’autres communes de la Colombie.

Devant la presse locale, Mgr Noel Antonio London Buitrago a fait connaitre sa position : «une activité minière, oui, mais comme pas ça, et pas ici», a-t-il martelé. «Nous ne pouvons rester sans sable, sans ciment sans fer. L’activité minière a toujours existé, a-t-il fait valoir, mais pas avec ces trous, à ciel ouvert, avec ces grandes excavations, et surtout pas ici, dans une terre caractérisée par de forts risques géologiques, et avec d’importantes sources d’eau souterraines». Et l’évêque de mettre en garde : «cela équivaudrait à défier la nature». 

(MA)

02/06/2017 17:26