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Monde \ Politique

Golfe : des mesures de rétorsion sans précédent contre Doha

Vue sur Doha, le Qatar mis au banc par les autres pays du Golfe, à commencer par l'Arabie Saoudite. - AFP

05/06/2017 17:44

(RV) Entretien - Crise diplomatique majeure au Moyen-Orient : l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Riyad et ses alliés accusent le riche émirat gazier de financer le terrorisme et mettent en cause ses liens avec l’Iran.

Les trois pays du Golfe et l'Egypte ont pris dans la foulée des mesures de rétorsion sans précédent : fermeture des espaces aériens, des accès terrestres et maritimes, suspension des liaisons aériennes. Les ambassadeurs qataris au Caire ou à Riyad disposent en outre de quarante-huit heures pour quitter le territoire. Doha a réagi avec colère à cette décision, récusant les accusations formulées à son encontre, et dénonçant «l’objectif clair de ses voisins», organiser la mise sous tutelle de l’État.

Cette crise, la plus grave depuis plus de trente ans entre le pays membres du Conseil de coopération du Golfe, intervient deux semaines après le sommet de Riyad, et l’appel lancé par Donald Trump aux pays de la région à se mobiliser contre le terrorisme. Faut-il donc voir dans cette mise au banc du Qatar le premier contrecoup de ce sommet ? Éléments de réponse avec David Rigoulet-Roze, enseignant, chercheur à l’IFAS, et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques, aux Éditions l’Harmattan. Il est interrogé par Manuella Affejee

(MD-MA)

05/06/2017 17:44