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Eglise \ Vie de l'Eglise

L’Église de Colombie au secours des Vénézuéliens

Le 18 décembre 2016, des milliers de Vénézuéliens attendent de pouvoir traverser la frontière à Cucuta. - AFP

07/06/2017 15:57

(RV) En Colombie, non loin de la frontière avec le Venezuela, une nouvelle maison de transit a été inaugurée ce lundi 5 juin 2017, dans le diocèse de Cucuta pour venir en aide aux milliers de Vénézuéliens qui passent la frontière, chaque jour, à la recherche de nourriture, de médicaments ou d’articles de première nécessité.

La structure, nommée «Divine Providence» se trouve dans les environs de la Paroisse Saint-Pierre Apôtre, dans la zone de La Parada, et occupe une superficie de plus de 1 500 m2. L’agence Fides rapporte que sur place des mouvements apostoliques, des communautés paroissiales ou d’universités ainsi que des personnes de bonne volonté offrent de la nourriture, un peu de soupe, de l’eau, mais aussi une assistance spirituelle et pastorale aux Vénézuéliens qui se présentent à eux. La maison de transit peut accueillir quelque 500 personnes quotidiennement. 

Servir nos frères

«Le diocèse veut vivre la charité. Ceci est un espace de service à nos frères» a déclaré Mgr Victor Manuel Ochoa Cadavid, l’évêque de Cucuta, qui remercie la population de la zone frontalière pour sa solidarité. «Je désire adresser un mot d’affection à tous ceux qui aident nos frères du Venezuela qui viennent chercher le pain nécessaire à Cucuta. Nous devons aimer ces frères qui sont dans le besoin. Ils sont le Christ souffrant. Ce qui est démontré en ce moment de la vie et de l’histoire» a souligné l’évêque, invitant à continuer à soutenir cette initiative.

Les frontières entre la Colombie et le Venezuela s'ouvrent et se ferment, au grès de la bonne volonté du président vénézuélien Nicolas Maduro. En août 2015, ils décident de les fermer pour des raisons de sécurité. Au mois d’août 2016, il autorise à nouveau le franchissement par les piétons des ponts Simon Bolivar (Venezuela) et Francisco-de-Paul-Santander (Colombie), permettant à des milliers de Vénézuéliens de chercher de quoi vivre dans le pays voisin. En décembre dernier, il décrète de nouveau la fermeture pour trois jours. Après avoir annoncé la fin du billet de 100 bolivars, il veut éviter le retour des liquidités vénézuéliennes de Colombie, où s'organiserait selon lui la guerre économique contre Caracas.

Malgré ces décisions fluctuantes, des milliers de Vénézuéliens s’empressent à la frontière, à Cucuta. La pénurie d’aliments et de médicaments affecte plus de 80% des produits dans leur pays, et selon le dernier rapport de la Caritas, 11% des enfants au Venezuela sont victimes de manultrition.

(MD avec Fides)

07/06/2017 15:57