Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

Vatican \ Activités

La ministre canadienne de l'Environnement reçue au Vatican

La ministre Catherine McKenna, interrogée par notre collègue Alessandro Gisotti. - RV

14/06/2017 15:09

(RV) Entretien - Défense de l’environnement, lutte contre le changement climatique, accueil des migrants : ce sont les principaux thèmes abordés par la ministre canadienne de l’Environnement Catherine McKenna cette semaine au Vatican. Elle a rencontré Mgr Silvano Tomasi et le père Michael Czerny, intervenant à Caritas Internationalis sur le thème des migrants et réfugiés.

Avant sa participation à l’audience générale de ce mercredi, au terme de laquelle elle a pu rencontrer le Pape François, la ministre canadienne a accordé un entretien à Alessandro Gisotti, du service italien de Radio Vatican. Elle revient sur le leadership assumé par le Pape François dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Traduction de la version anglophone de l’interview :

«C’est pour moi une expérience incroyable de voir la conduite du Pape et du Vatican sur ces thèmes importants pour les Canadiens comme l’environnement et le changement climatique, mais aussi sur des sujets liés aux migrants et aux réfugiés, et aux objectifs du développement durable. Je pense que le résultat de ma visite sera l’opportunité pour nous de travailler de manière plus étroite avec le Vatican dans les domaines qui pour notre gouvernement sont très importants.

Le gouvernement du Premier ministre canadien Justin Trudeau est très engagé sur les thèmes de l’environnement. En quoi l’engagement de l’Église et du Pape François en faveur de l’environnement et sur le thème du changement climatique est-il important pour vous ?

Je pense que la conduite du Pape est extraordinaire en ce qui concerne la protection de l’environnement et le changement climatique. Je crois que cela est très important : en effet, nous avons parlé avec le plus grand nombre de personnes possibles des défis que nous sommes en train d’affronter. Nous avons une unique planète et il est nécessaire que nous travaillions ensemble. Et je crois que le Pape a l’opportunité unique d’impliquer les catholiques dans le monde pour qu’ils agissent sur cela. Je suis convaincue du fait que chaque geste accompli, aussi par un seul individu, a un impact sur la planète. Et sur ceci nous devons réfléchir profondément. Un autre engagement doit être celui du soutien aux pauvres : les pauvres qui vivent dans des pays moins développés subissent déjà les effets du changement climatique.

Le Pape François a justement affirmé de nombreuses fois que prendre soin de l’environnement veut dire aussi prendre soin des pauvres. Il y a, pour le Pape, un lien entre dégradation environnementale et pauvreté. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Je ne pourrais pas être plus d’accord… malheureusement ce sont justement les personnes les moins capables de se protéger qui sont les plus durement frappées par l’impact des inondations, des incendies de forêts, de la sécheresse et aussi de la fonte de l’Arctique, pour ce qui concerne le Canada : ce sont souvent des personnes qui vivent dans la pauvreté. Nous avons vu au Canada l’impact du changement climatique impacte sur nos populations indigènes, surtout au Nord. Il faut rappeler aussi que l’action pour le changement climatique implique aussi une bonne politique sociale parce qu’il est nécessaire d’aider les personnes de façon à ce qu’elles puissent mieux affronter les conséquences du changement climatique.

Il y a peu, vous étiez à Bologne pour le G7 sur l’Environnement. Après l’annonce du président américain Trump de sortir de l’accord de Paris, quelles sont maintenant les perspectives sur l’engagement pour affronter le changement climatique ?

Malgré la position de l’administration américaine, qui a été extraordinairement inopportune, tous les autres sont engagés. Je me suis sentie encouragée quand j’ai vu non seulement les autres pays membres du G7 engagés dans l’action pour contrer le changement climatique, mais aussi qu’il y a des États des États-Unis, des villes et des entreprises et de personnes du monde qui affirment que c’est notre unique occasion. Moi, j’ai trois enfants et la question est : quel futur nous voulons pour eux ?»

(CV)

14/06/2017 15:09