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RDC : le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation

Les troupes de la Monusco à Beni, le 22 juin 2017. - REUTERS

22/06/2017 18:41

(RV) Cesser le feu, protéger les civils, promouvoir la paix, stabiliser les processus démocratiques, permettre le retour des réfugiés : ce sont les cinq pas que le Saint-Siège espère voir entrepris par le gouvernement de la RDC pour assainir la situation dramatique du pays. L’Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Onu, à Genève, l’a rappelé le 21 juin 2017 dans le cadre de la 35e session du Conseil des Droits de l’Homme.

Dans ce pays africain, on enregistre «une détérioration dramatique et continue de la situation humanitaire et des droits humains» de la population, et «des attaques graves, diffuses et apparemment planifiées contre les civils, les institutions religieuses et les organisations basées sur la foi, en particulier dans la région du Kasai». Une situation pour laquelle le «Saint-Siège exprime une profonde préoccupation», en soulignant qu’il s’agit des «tragiques conséquences de tensions qui n’ont jamais été affrontées de façon adéquate, malgré les initiatives de réconciliation».

D’où l’appel lancé au gouvernement congolais afin qu’en «étroite collaboration» avec l’Onu soit mis en acte un cessez-le-feu «garantissant la fin des violences et prévenant le trafic des armes». L’exécutif est appelé à accomplir «son propre devoir de protection et de respect des civils et du personnel humanitaire», ainsi que la «promotion des efforts efficaces et transparents pour la réconciliation, le dialogue et la paix».

Mgr Jurkovic appelle aussi à ce que grâce à «une médiation impartiale du conflit» on puisse «stabiliser des processus démocratiques» incluant «tous les secteurs de la population», et que l’on construise les conditions qui «permettent le retour sécurisé des réfugiés dans le Kasai».

Enfin, l’Observateur permanent a rappelé l’importance de «préserver et défendre les droits humains de la population congolaise» et de ses «nombreux enfants arrachés à leurs familles et à leurs écoles pour être utilisés comme soldats». Une tragédie qui, comme l’avait déjà dit le Pape, représente un appel à la «conscience et à la responsabilité des autorités nationales et de la communauté internationale».

La Province du Kasai, dans la République démocratique du Congo, est depuis longtemps au centre de violents affrontements entre l’armée nationale et un groupe armé se revendiquant de Kamuina Nsapu, un chef traditionnel tué dans un affrontement avec la police en août 2016. En mars dernier, les miliciens ont tendu un piège à un convoi militaire, décapitant les 40 policiers qui étaient à bord.

Le conflit dans le Kasai aggrave aussi la tension générale qui se ressent dans le pays, compte tenu du prolongement de la présidence de Joseph Kabila, qui aurait dû s’achever en décembre 2016 si une élection avait pu être organisée pour lui trouver un successeur, le président sortant étant arrivé au terme des deux quinquennats consécutifs autorisés par la Constitution.

(CV)

 

22/06/2017 18:41