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Pour approfondir \ Presse Catholique Africaine

La revue de la presse catholique africaine du Mercredi 28 juin 2017

- RV

28/06/2017 16:26

    La revue de la presse catholique africaine du Mercredi 28 juin 2017  
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                                      Par Albert Mianzoukouta*
 

Pour la revue de la presse catholique africaine de ce jour, nous nous rendrons une première fois à Madagascar où a lieu, en ce moment même, le festival mère et enfant dans le cadre du mois de l’enfance. Dans le quotidien catholique LA CROIX on lit que ce festival, du 28 au 30 juin, « a pour objectif la rencontre et le partage afin de contribuer à la promotion de la santé maternelle et infantile. Les visiteurs bénéficieront des formations flash sur la santé maternelle et infantile (vaccination, nutrition, cancer…), sur le droit de la mer et de l’enfant, sur l’éducation parentale. Des ateliers seront organisés pour tous », lit-on dans le quotidien.

Au Gabon, EGLISE CATHOLIQUE AU GABON, indique que l’heure, à Libreville la capitale, est à la rebaptisation des principales rues de la ville. Le portail signale que « les deux rues qui longent la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption portent désormais des noms de figures de l’Eglise catholique du Gabon » : Abbé Jean-Urbain Obame, « né vers 1892. Il est le frère aîné de Léon Mba, le premier président du Gabon. Premier prêtre issu de la communauté linguistique fang, l’Abbé Jean-Urbain Obame est le quatrième prêtre gabonais ordonné » ; et la rue Jean-Jérôme Adam, du nom du « premier archevêque de Libreville (1955-1969), après en avoir été vicaire apostolique pendant dix ans. Son œuvre au sein de l’Eglise du Gabon est considérable. Il est sans doute l’évêque de Libreville qui a recruté et formé le plus de prêtres », peut-on lire sur le portail officiel de l’Eglise qui est au Gabon.

Au Burkina Faso le portail de l’Eglise, EGLISE FAMILLE, parle des affectations du personnel ecclésiastique dans l’Archidiocèse de Ouagadougou pour l’année pastorale 2017-2018. « Que chacun, où qu’il se trouve, s’applique à assumer fidèlement sa mission dans un esprit de service dans la collaboration avec les confrères et les autres fidèles, et en communion avec l’Évêque. Notre première mission à tous demeure le bon témoignage que nous donnerons individuellement et en équipe au-delà de nos différences », rappelle un communiqué de l’Archevêché.

Une fois de plus, nous faisons état des préoccupations du bihebdomadaire LA SEMAINE AFRICAINE de Brazzaville, qui relaye les inquiétudes aussi bien de l’ONU que d’organisations humanitaires comme la Caritas sur le sort des populations du département du Pool, au sud du Congo. « Les résultats alarmants de l’enquête sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle menée, du 11 au 18 mai 2017, ont été rendus publics, vendredi 23 juin », écrit Alain-Patrick Massamba. Cette enquête qui fait suite au mouvement des populations dans ce département à la suite d’attaques menées par des miliciens, « révèle que le nombre de personnes déplacées (…) a été multiplié par 6 en moins d’un an, passant de 12.986 personnes en juin 2016 à plus de 81.000 en 2017. Dans les zones non-accessibles (…) on peut craindre que la situation alimentaire et nutritionnelle soit encore plus difficile. (…) Les résultats montrent également que 51,3% des ménages déplacés dirigés par des hommes sont affectés par l’insécurité alimentaire contre 54,4% pour les ménages déplacés dirigés par des femmes ». Conclusion logique de cette situation : « il est nécessaire de mobiliser urgemment des ressources supplémentaires permettant de garantir une meilleure assistance humanitaire et sanitaire aux personnes déplacées », écrit le journal.

Terminons en revenant encore sur la lecture de LA CROIX, grand quotidien catholique de Madagascar, qui a publié cette semaine une réflexion de Babany C. sur les multiples causes pouvant expliquer des retards de développement. Le journaliste en voit dans le non-respect des engagements pris par les dirigeants politiques ou dans des pratiques aussi négatives qu’indécrottables, tel le retard aux grands-rendez. Le journal note : « Par deux fois le président de la République Hery Rajaonarimampianina (est) arrivé en retard ces derniers jours ». D’abord lors d’une cérémonie de remise de médailles à des artistes, et puis « le lundi 12 juin dans l’après-midi, vers 16 heures, le président du sénat, Rakotomanana Honoré, (a été) obligé de s’excuser devant le fait que le début de la rencontre entre le Gouvernement et les sénateurs a été reporté de plusieurs heures. La faute à qui ? Au président de la République encore une fois » !

Le journal attire l’attention (du président et des lecteurs, bien entendu), sur le fait que de telles incorrections peuvent sembler « des banalités pour certains. (Mais) les faits qui se répètent s’enracinent. Et si dans le temps on disait que la ponctualité était le fait des princes aujourd’hui on accepte le fait de dire qu’‘Arriver tous les jours à son travail avec une heure de retard est un signe de ponctualité’. Accepter ces retards répétitifs c’est accepter le retard du développement de Madagascar ». N’hésitez surtout pas, chers lecteurs, de mettre n’importe quel autre nom de pays, de n’importe quel continent, à la place de Madagascar !

 A la semaine prochaine !

 

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•           Journaliste à Français-Afrique, Radio Vatican

28/06/2017 16:26