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Monde \ Politique

Migrants: déclaration signée à Rome pour bloquer le flux au sud de la Libye

Le ministre italien des Affaires étrangères Angelino Alfano, devant les journalistes, au terme de la rencontre sur les migrants à Rome, le 6 juillet 2017. - ANSA

07/07/2017 09:33

(RV) Alertés par l'Italie, qui ces derniers jours a multiplié les appels à l’aide face à l’arrivée massive de migrants sur ses côtes, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne, réunis jeudi 6 juillet 2017 à Tallinn en Estonie, ont soutenu le plan d'action proposé en urgence par la Commission. Ce plan vise notamment à accroître les engagements pris envers la Libye, principal pays de départ et de transit. Or, dans le même temps se tenait à Rome une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays européens et de certains pays africains pour évoquer des pistes afin de bloquer le flux de migrants au sud de la Libye. La rencontre s’est conclue par des engagements et une déclaration commune d’intentions.

Investissements en faveur des jeunes et des femmes dans les pays d’origine, soutien aux contrôles dans les pays de transit ou encore amélioration de la politique des retours, volontaires ou forcés, ce sont les propositions avancées dans la déclaration signée à Rome ce jeudi 6 juillet 2017. Le ministre italien des Affaires étrangères avait appelé à une action concertée d’urgence, soulignant la nécessité de ne pas agir seulement en mer Méditerranée mais aussi à la frontière sud.

L'Italie s'engage concrètement

Angelino Alfano a d’ailleurs annoncé que l’Italie débloquerait 10 millions d’euros pour aider la Libye à contrôler ses frontières avec le Niger, le Tchad et le Soudan; 18 millions pour aider l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à organiser en Libye les retours volontaires des migrants vers leur pays d'origine et 3 millions pour les opérations de lutte contre le trafic d'êtres humains.

D’autres pays comme l'Allemagne ont aussi promis des efforts financiers mais pour l’heure seule l’Italie s’est véritablement engagée, chiffres à l’appui. Les signataires ont par ailleurs déclaré vouloir aider le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l'OIM à augmenter leur présence tout au long du parcours des migrants et à alerter dans les pays d'origine sur les dangers du voyage. Ils se retrouveront en janvier 2018 à Rome pour faire le point sur ces objectifs annoncés.

(HD)

07/07/2017 09:33