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Monde \ Science et Ethique

Les évêques d'Europe et des USA rêvent d'un monde sans armes atomiques

Les délégués des États membres de l'Onu, le 7 juillet à Genève, lors du vote contre les armes nucléaires. - AP

10/07/2017 17:39

(RV) Entretien – L’ONU s’engage en faveur d’un monde sans armes atomiques : l’Assemblée générale a voté vendredi 7 juillet 2017 un traité les interdisant. La veille, les évêques européens et américains ont lancé un appel appuyant les efforts de l’ONU. Dans une déclaration conjointe, les membres des conseils Justice et Paix des États-Unis et d’Europe ont exprimé leur opposition au développement des arsenaux nucléaires et ont indiqué un certain nombre de mesures pour parvenir à un monde sans ce type d’armes.

Vendredi donc, 122 pays ont signé un texte qui préconise une interdiction totale du développement, du stockage et de la menace d’utilisation d’armes nucléaires. Le traité, négocié pendant trois semaines, a été porté par l’Autriche, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande. Il sera ouvert à la ratification à partir du 20 septembre prochain et entrera en vigueur après sa signature par au moins cinquante États. Il ne s’appliquera qu’aux États signataires.

Texte symbolique

Tous les pays détenteurs de l’arme atomique, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord, ont refusé de participer à ce processus. Selon Washington, Londres et Paris, «cette initiative ignore clairement les réalités de l’environnement sécuritaire international». Dans leur opposition, ils ont entrainé les pays membres de l’Otan. Les Pays-Bas sont cependant les seuls à avoir pris part au vote mais pour dire non.

Cette opposition réduit du coup la portée du traité, essentiellement symbolique. Mais le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres veut y voir «une étape importante» vers un monde sans nucléaire, estimant que le traité reflétait la grandissante «prise de conscience des conséquences humanitaires» d’une guerre nucléaire.

Évêques américains et européens unis

Les évêques catholiques américains et européens, dont les États se sont opposés au texte, ont donc décidé d’entrer dans le débat pour rappeler avec force l’opposition de l’Église à ces armes. Au-delà du rappel des prises de position sur ce sujet du Pape François, ils ont présenté certaines mesures qui pourraient aider à construire un monde sans arme nucléaire. Ils préconisent ainsi de renforcer les mécanismes de sauvegarde et de contrôle aux niveaux militaire, diplomatique et politique ; de développer et d’appliquer des mesures approfondissant la confiance mutuelle à tous les niveaux ; ne plus s’appuyer sur la dissuasion nucléaire en matière de stratégie de sécurité nationale et internationale mais trouver des alternatives se concentrant sur la sécurité et la paix ; s’engager dans un débat ayant pour but de promouvoir des conditions pour un monde sans armes nucléaires.

Mgr Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et président de la conférence des commissions européennes Justice et Paix est l’un des deux signataires de l’appel des évêques. Il est bien sûr heureux de l’adoption du traité. Il revient avec Xavier Sartre sur les raisons qui l’ont poussé à rédiger l’appel.

(CV-XS)

 

 

 

10/07/2017 17:39