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Eglise \ Vie de l'Eglise

Motu Proprio : "L'offrande de la vie", un nouveau critère pour les béatifications et canonisations

Le Pape présidant la messe de canonisation de Junipero Serra, à Washington, le 23 septembre 2015. - ANSA

11/07/2017 12:49

(RV) Le Pape François a rendu public ce midi un Motu Proprio, avec application immédiate, établissant un nouveau critère pour les béatifications et canonisations : l’offrande de la vie. Ce nouveau «cas d’espèce» s’ajoute aux deux situations déjà prises en compte dans les dossiers : le martyre, et l’héroïcité des vertus. Ce document, qui fait suite à des débats tenus lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les causes des saints en septembre 2016, élargit donc les possibilités d’enquête tout en établissant des critères canoniques très précis.

Les explications de Cyprien Viet

«Maiorem hac dilectionem», «Il n’est pas de plus grand amour» : c'est le titre, en latin, de ce Motu Proprio du Saint-Père. Il s’inspire du texte de l’Évangile selon saint-Jean : «Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis». Cette notion «d’offrande de la vie» peut ouvrir la voie à la béatification et à la canonisation de personnes qui n’auraient pas été tuées «en haine de la foi» à proprement parler, mais qui auraient donné leur vie dans le service de la charité.

Concrètement, ce Motu Proprio élargit les possibilités d’enquête pour des situations contemporaines. Par exemple, on peut imaginer que des volontaires, religieux ou laïcs, qui seraient décédés après avoir contracté un virus en portant secours aux malades lors de situations d’épidémies, pourraient voir leurs cas étudiés par la Congrégation pour les causes des saints.

Plusieurs critères précis sont toutefois listés par le Pape : «une offrande libre et volontaire de la vie et une acceptation héroïque de la mort», le fait que cette mort soit directement liée à cette offrande de la vie, l’exercice des vertus chrétiennes avant cette offrande de la vie puis jusqu’à la mort, l’existence d’une «réputation de sainteté» et de signes, au moins après la mort, et enfin la nécessité d’un «miracle survenu après la mort du Serviteur de Dieu et par son intercession».

Ce critère est le même que pour les autres personnes dont l’héroïcité des vertus est étudiée. Les enquêtes se basant sur cette notion «d’offrande de la vie» devront suivre le même parcours que les autres, selon toutes les dispositions déjà en vigueur, au niveau diocésain comme à Rome. Il est notamment demandé d’éviter tout culte prématuré qui pourrait induire les fidèles en confusion avant que les béatifications et canonisations ne soient célébrées.

(CV)

11/07/2017 12:49