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Eglise \ Vie de l'Eglise

Mgr Kussala: «la crise au Soudan du Sud est pire que jamais»

En pleine guerre civile, aucun événement n'est venu commémorer le sixième anniversaire de l'indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2017. - REUTERS

13/07/2017 16:35

(RV) «Six ans après la libération, la crise humanitaire au Soudan du Sud est pire que jamais, avec de graves violations des droits humains et une guerre civile brutale et persistante»: c’est ce que déplore Mgr Edward Hiiboro Kussala, évêque de Tombura-Yambio et président de la Conférence épiscopale du Soudan du Sud. «Sommes-nous en train de nous éloigner définitivement de la paix, des rêves, des espoirs et des désirs de notre nation bien-aimée ?», s’interroge ce «patriote», comme il se définit lui-même, à l’occasion du sixième anniversaire de l’indépendance de ce plus jeune État du monde, intervenu le 9 juillet 2011.

Mgr Kussala se dit «triste» mais «pas sans espoir». «Je veux continuer à travailler en faveur de l’unité de mon pays. Je veux mettre ma vie au service d’une une paix durable, la paix qui a été volée par certains. Il en existe beaucoup comme moi, de toutes religions, qui n’ont pas renoncé à l’espérance», avance-t-il, estimant que l’indépendance n’est pas acquise «une fois pour toute» mais se construit «quotidiennement».

Cessez-le-feu, dialogue national, déclaration de faillite et prières

Le président de la Conférence épiscopale du pays liste ensuite quatre recommandations. Il souhaite tout d’abord un «cessez-le-feu global» respecté par l’ensemble des acteurs «pour l’amour de cette belle nation. Il demande ensuite que le dialogue national initié par le président Salva Kiir soit soutenu «par tous les moyens» et reste «neutre», au service de la vérité.

Mgr Kussala estime aussi nécessaire de déclarer le Soudan du Sud en situation de faillite. «Quand un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ou convaincre qui que ce soit de prêter de l’argent, il est en faillite», constate-t-il, attribuant cette situation à la guerre civile et à la mauvaise gestion financière du gouvernement. Il rappelle que d’autres pays ont survécu à de telles décisions.

Enfin, l’évêque de Tombura-Ymabio incite les fidèles à prier continuellement pour la paix.

(SBL)

13/07/2017 16:35