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Plan d'action de Fès de l'ONU: la réaction de Mgr Auza

Mgr Auza, l'observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies - RV

15/07/2017 11:27

(RV) Les Nations Unies ont officiellement lancé vendredi 14 juillet à New York le Plan d'action de Fès à destination des responsables religieux pour prévenir l'incitation à la violence. «Ce plan est basé sur un engagement visant à promouvoir la paix, la compréhension, le respect mutuel et les droits fondamentaux de toutes les personnes. Cela comprend les droits à la liberté de religion et de conviction, d'opinion et d'expression, et d'association pacifique», a expliqué Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU.

Ce plan a été salué par l’observateur permanent du Saint Siège à l’ONU, Mgr Auza, qui s’est félicité de la reconnaissance du rôle que les religions sont invitées à apporter dans ce domaine. Le projet comprend des recommandations détaillées pour prévenir les génocides, les crimes de guerre, les nettoyages ethniques et les crimes contre l’humanité.

La prévention est l'affaire de tous

Mgr Bernardito Auza a déclaré être conscient que la prévention est l’affaire de tous et que la collaboration de toutes les communautés et institutions religieuses constitue un élément déterminant. L’observateur permanent du Saint Siège aux Nations Unis souligne au passage que la responsabilité principale de protéger les populations contre les atrocités incombe d’abord aux Etats et à la communauté internationale.

Les responsables religieux, qui ont «le potentiel pour influencer les comportements de leurs fidèles», sont appelés à mener et inspirer des actions visant à édifier des sociétés basées sur le respect de la vie et de la dignité humaine, de la charité, de la fraternité.  Abuser de leur Influence pour stimuler ou justifier des crimes atroces est «un blasphème qui rend le plus mauvais des services à la religion elle-même» affirme le diplomate, ajoutant qu’en plantant les graines de la paix, les chefs religieux peuvent éradiquer les mauvaises herbes de la violence.

Le dialogue interreligieux apparait fondamental, précise Mgr Auza, qui reprend le souhait du Pape François de ne pas limiter la religion à la seule sphère privée parce que ces tendances favorisent le développement d'une culture de l'intolérance. 

15/07/2017 11:27