Social:

RSS:

Radio Vatican

La voix du Pape et de l'Eglise en dialogue avec le monde

Autres langues:
Lire l’article Accéder au menu

Eglise \ Vie de l'Eglise

Le cardinal Barbarin témoigne de son émotion en visitant Mossoul

Le cardinal Barbarin visite l'église du Saint-Esprit avec le patriarche chaldéen Louis Sako, le 25 juillet 2017 à Mossoul. - AFP

25/07/2017 17:22

(RV) Entretien - Encourager la réconciliation et la paix mais aussi tenir une promesse d'apporter une Vierge de Fourvière à Mossoul, c’est tout le sens du 4e voyage du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, en Irak, du 23 au 25 juillet 2017.

Sur invitation du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis-Raphaël Sako, l’archevêque de Lyon vient de visiter les villes d’Erbil, de Qaraqosh, mais aussi de Mossoul tout juste libérée du joug des djihadistes de l’État islamique. Trois ans après son premier déplacement et la naissance du jumelage Lyon-Mossoul, le cardinal Barbarin s’est rendu, ce mardi 25 juillet 2017, dans la partie orientale de la ville. Il a visité plusieurs églises et a pu constater l’étendue des destructions.

C’est aussi à travers cette visite que s’est accomplie la promesse faite par l’archevêque de Lyon en décembre 2014. Alors qu’il visitait les Chrétiens déplacés de Mossoul à Erbil, au Kurdistan irakien, la délégation lyonnaise offrit une statue de Notre-Dame de Fourvière destinée à être installée, le jour venu, dans la ville de Mossoul libérée. C’est aujourd’hui chose faite. La Vierge a été déposée dans l’église du Saint-Esprit. Le cardinal Barbarin évoque ce moment très symbolique avec beaucoup d’émotion. Il revient également sur ce voyage et sur le message que le Pape François lui a transmis juste avant son départ. Le Saint-Père affirme prier «tous les jours» pour les Irakiens. «Je mesure la souffrance qu’ils endurent depuis des années» a-t-il confié au cardinal Barbarin.

«Pour moi, c'était très émouvant, je le reconnais», témoigne le cardinal Barbarin, après avoir déposé une statue de la Vierge de Fourvière dans l'église du Saint-Esprit, n'ayant pas pu se rendre dans la cathédrale chaldéenne située dans la partie ouest de la ville. Cet acte symbolique vise à donner ce message aux chrétiens de Mossoul : «Enfin votre ville est libérée, vous pouvez revenir, et à Fourvière on prie pour vous comme dans de nombreux autres endroits du monde. Et toute l'Église est vraiment votre famille.»

«Quelques jours avant de partir j'avais communiqué avec le Pape François, précise par ailleurs l'archevêque de Lyon, et il m'avait donné un message très chaleureux, très fraternel, pour eux. Il m'a dit : "Dis-leur que tous les jours, tous les jours ils sont dans ma prière. Je mesure la souffrance qu'ils endurent depuis des années. Et demande-leur aussi de prier pour moi". Donc c'était un message paternel très simple que je leur ai transmis. Mais c'est sûr que monter dans cette église, pas détruite, mais très abimée, à un endroit symbolique au-dessus de l'autel, dans cette espère de rosace, la statue de la Vierge de Fourvière, pour moi cela a été un moment très fort intérieurement.»

L’archevêque de Lyon est accompagné de plusieurs diacres, prêtres et évêques, notamment Mgr Marc Stenger, Président de Pax Christi, Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, le père Éric Mouterde, vicaire général de Lyon, et Mgr Pascal Gollnisch, de l’œuvre d’Orient, déjà sur place pour l’installation de quinze statues de la vierge de Lourdes.

Cette visite est coordonnée par Etienne Piquet-Gauthier, directeur de la Fondation Saint-Irénée.

(CV-HD)

 

25/07/2017 17:22