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Vatican \ Activités

Le cardinal Parolin évoque les enjeux de son voyage en Russie

Le cardinal Parolin, ici lors d'une conférence de presse en Espagne, le 14 octobre 2016. - EPA

27/07/2017 17:39

(RV) Le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, a accordé un entretien au quotidien italien Il Sole 24 Ore, à l’approche de sa prochaine visite en Russie, le mois prochain.

Le "numéro deux" du Saint-Siège, qui a effectué de nombreux déplacements internationaux depuis son entrée en fonctions il y a quatre ans, s’est notamment rendu en Biélorussie en 2015 et en Ukraine en 2016. Son déplacement à Moscou à la fin du mois d’août sera particulièrement suivi, dans la mesure où la Fédération de Russie est l’une des seules nations majeures dans le monde à ne jamais avoir reçu la visite d’un Pape.

L’Europe occidentale et la Russie ne doivent pas se regarder comme «deux pôles opposés»: au contraire, pour le Secrétaire d’État du Saint-Siège, l’Occident doit reconnaître le rôle fondamental de l’Orient européen «dans le domaine de la civilisation, de la culture et de la foi chrétienne». Le Pape l’avait souligné en rencontrant le patriarche de Moscou, Cyrille, l’an dernier à La Havane. Le Saint-Siège a donc un rôle à jouer pour une «meilleure compréhension réciproque» qui permette de trouver des solutions aux crises en cours et de conjurer le risque d’une catastrophe «en cette âge du retour des nationalismes».

«La diplomatie de l’Église catholique est une diplomatie de paix. Elle n’a pas d’intérêt de pouvoir : ni politique, ni économique, ni idéologique». Sa tâche est toujours d’appeler au dialogue, à vaincre la haine, une tâche «humainement difficile mais évangéliquement imprescriptible».

Ne voulant pas «juger trop vite» la nouvelle administration américaine à laquelle il faut donner le temps de trouver son équilibre, le cardinal Parolin revient enfin sur le dialogue du Saint-Siège avec les pays d’Asie et notamment la République populaire de Chine : il rappelle que l’Église demande que soit garantie à tous la liberté religieuse, au profit de l’harmonie de toute la société. Ce dialogue est affronté avec un esprit de «sain réalisme, sachant que le sort de l’humanité est avant tout entre les mains de Dieu».

(CV)

27/07/2017 17:39