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Monde \ Politique

Situation humanitaire catastrophique au Yémen

un hôpital de campagne au Yémen où sont soignées les victimes de malnutrition et du Choléra - ANSA

27/07/2017 11:53

(RV) Entretiens - Deux millions d'enfants au Yémen victimes de malnutrition sous une indifférence presque totale. C’est ce que dénoncent en chœur les responsables de l'Organisation Mondiale de la Santé, de l'Unicef et du Programme Alimentaire Mondial au terme d'une visite dans la capitale Sanaa et dans le port d’Hodeida. Près de dix-neuf millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire immédiate dans un pays ravagé par deux ans de guerre entre le gouvernement et les rebelles Houthis. Les violences limitent de surcroit l’acheminement de l’aide humanitaire, et le choléra est en train de s’étendre. 400 000 cas suspects ont été recensés.

André Vornic, porte-parole du Programme Alimentaire Mondial :

«Nous avons dans ce pays une situation où les deux tiers de la population, à savoir 17 millions de personnes, ne savent littéralement pas comment se nourrir d'un repas à l'autre. La situation de sept millions de ces personnes est extrêmement grave, et nous parlons surtout d'à peu près quatre cent mille enfants qui sont atteints du choléra. La situation ne fait qu'empirer. C'est le cas dans 21 des 22 gouvernorats du pays, donc quasiment le pays tout entier. Et il ne fait aucun doute qu'il s'agit là d'une tragédie qui est largement ignorée encore, aussi bien par les puissances régionales que par la communauté internationale.»

La représentante de l’UNICEF à Sanaa, Meritxell Relaño rappelle les requêtes urgentes présentées par les agences de l’ONU aux belligérants :

«Un des points les plus importants était de demander à toutes les parties en conflit de vraiment arriver à une solution pour ce conflit. Si la guerre continue, la situation humanitaire va être plus que catastrophique. Ça va être la fin de cette génération et des générations à venir. L'autre question était de demander de mettre de l'argent dans le système de santé, éducation etc., pour payer les salaires. Tous les fonctionnaires de l'État n'ont plus leur salaire depuis dix mois. Nous avons aussi demandé aux parties en conflit de nous donner accès à tout le pays pour arriver jusque dans les zones les plus vulnérables parce que c'est très difficile d'acheminer l'aide humanitaire dans les zones de conflit.»

Des propos recueillis par Jean-Charles Putzolu.

(JCP)

 

27/07/2017 11:53