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Eglise \ Vie de l'Eglise

Centrafrique: l'inquiétude du cardinal Nzapalainga pour Bangassou

Le cardinal Nzapalainga et l'imam Layama en visite à Bangassou en octobre 2013. - AFP

31/07/2017 08:25

(RV) Entretien - Depuis plusieurs mois, la République Centrafricaine connaît un regain de violence, en particulier dans l’est du pays. Si la capitale Bangui est relativement épargnée par les exactions, la situation est toute autre dans de nombreuses régions du pays en particulier à Bangassou. Dans cette ville du sud-est, l'épicentre de violences meurtrières en mai dernier, la population vit dans la terreur.

Menacés par des miliciens anti-balaka, quelque 2 000 musulmans sont toujours retranchés dans le petit séminaire de l’évêché de Bangassou, «sous la protection de l’Église» et des casques bleus marocains. Trois d’entre eux ont été tués dimanche 23 juillet et mardi 25 juillet. Ils ont été pris dans une embuscade tendue par des anti-Balaka, selon la Mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca qui leur a rendu hommage vendredi dernier.

L’attaque a eu lieu alors que les casques bleus du contingent marocain «escortaient des camions-citernes qui se ravitaillaient en eau dans le fleuve pour les besoins humanitaires de la ville», a précisé la Minusca qui dénonce «le harcèlement et les attaques répétées contre les Casques bleus» de la part de groupes armés dans la ville.

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, dénonce les actions des «seigneurs de guerre» qui massacrent, violent, humilient les populations. Il appelle les responsables de ces atrocités à déposer les armes et à s’engager sur la voie du dialogue. Il décrit une réalité extrêmement préoccupante. Des propos recueillis par Hélène Destombes

(MD)

31/07/2017 08:25