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Vatican \ Activités

Edith Stein, «une jeune femme en recherche de la vérité»

Une représentation d'Edith Stein, soeur Thérèse Bénédicte de la Croix, avec l'étoile jaune.

09/08/2017 19:48

(RV) «Dans le témoignage de la foi, ce ne sont pas les succès qui comptent, mais la fidélité au Christ»: le tweet du Pape François ce 9 août a fait écho à la mémoire liturgique de sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, nom que la philosophe et mystique allemande Edith Stein avait pris en entrant au Carmel.

Les mots de François rappellent ce que Edith avait dit à la mère supérieure du Carmel lors de leur première rencontre : «Ce n’est pas l’activité humaine qui peut nous aider, mais la passion du Christ. En faire partie est mon désir.»

Le chemin spirituel de cette «jeune femme en recherche de la vérité», comme l’avait définie Jean-Paul II lors de sa canonisation en 1998, entre en résonance avec l’histoire tumultueuse du XXe siècle. Vers l’âge de 15 ans, Edith Stein choisit d’abandonner la tradition juive dans laquelle elle avait grandi, et décide de ne plus prier, traversant sa jeunesse dans une logique d’athéisme. Mais les études philosophiques auprès de Husserl, figure de la phénoménologie, l’amèneront au contact de l’Évangile, jusqu’à la lecture décisive de la Vie de Sainte Thérèse d’Avila, une nuit d’été.

C’était en 1921. Édith est seule dans la maison de campagne de quelques amis. Elle le racontera avec simplicité : «J’ai pris par hasard un livre dans la bibliothèque, et je n’ai plus pu le lacher avant de l’avoir fini. Quand je l’ai refermé, je me suis dit : ceci est la vérité.»

«Elle voulait aller seule à la racine des choses», a souligné Jean-Paul II lors de sa béatification à Cologne le 1er mai 1987, et sa recherche de la vérité ne l’a pas conduite à un concept, mais à Dieu ; ainsi, «sans tarder, elle s’est faite baptiser et accueillir dans l’Église catholique». Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix nous dit à tous : «N’acceptez rien comme vérité qui soit privé d’amour. Et n’acceptez rien comme amour qui soit privé de vérité !»

L’autre enseignement que cette «grande fille du peuple juif et grande chrétienne» nous laisse, selon Jean-Paul II encore, c’est que l’amour pour le Christ passe à travers la douleur embrassée avec sérénité et confiance. Edith Stein en fut témoin jusqu’à la fin, jusqu’à l’offrande suprême du 9 août 1942. Ce jour-là, à 50 ans, Edith Stein est morte avec sa sœur Rosa, dans les chambres à gaz du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Même à ce moment-là, «elle voyait la croix se rapprocher inexorablement, mais elle ne s’est pas enfuie terrorisée», «elle l’a embrassée dans l’espérance chrétienne, dans un ultime élan d’amour et de dévouement». «Celui qui aime vraiment, a déclaré Jean-Paul II lors de sa canonisation, ne s’arrête pas face à la perspective de la souffrance : il accepte la communion dans la douleur avec la personne aimée.»

(CV- Section italienne de Radio Vatican)

 

 

09/08/2017 19:48