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François \ Activités

Le Pape François se rendra en Birmanie et au Bangladesh à l'automne

Le Pape recevant Aung San Suu Kyi, le 4 mai 2017 au Vatican. - AP

28/08/2017 12:00

(RV) Le Pape François se rendra en Asie à l’automne. Il visitera deux pays. Tout d’abord la Birmanie, du 27 au 30 novembre,  où il visitera la principale ville du pays, Rangoon mais aussi la nouvelle capitale administrative Naypiydaw. Il se rendra ensuite au Bangladesh du 30 novembre au 2 décembre, où il restera dans la capitale Dacca.

Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a officiellement confirmé ce lundi 28 août 2017 cette information évoquée par certains médias ces dernières semaines. Le programme précis de ce voyage sera communiqué prochainement. Il s’agira du troisième déplacement du Pape François en Asie, après la Corée du Sud en 2014 puis le Sri Lanka et les Philippines en 2015.

Les précisions de Cyprien Viet.

Le 21e voyage apostolique du Pape est donc désormais officialisé : contrairement à ce qui avait été anticipé par certains organes de presse, le Pape François ne se rendra pas en Inde, mais visitera deux nations plus périphériques, dont il avait fait entrer deux archevêques dans le collège cardinalice pour donner une voix aux minorités chrétiennes d’Asie.

La visite en Birmanie sera la première d’un Souverain pontife dans ce pays aussi appelé «Myanmar», et qui a établi des relations diplomatiques avec le Saint-Siège le 4 mai dernier, à l’occasion d’une visite au Vatican de la ministre birmane des affaires étrangères Aung San Suu Kyi.

Cette visite pontificale s’inscrira dans une logique d’intégration de ce pays dans la communauté internationale, après l’établissement d’un pouvoir civil en 2011 et les élections législatives de 2015 et 2017. Un pays qui s’ouvre donc, mais aussi qui souffre : une ethnie de confession musulmane, les Rohingyas, est persécutée par des extrémistes bouddhistes, et victime d'exactions de l'armée birmane. Dimanche lors de l’angélus, le Pape avait lancé un vibrant appel pour «nos frères Rohingyas», demandant au Seigneur de «susciter des hommes et des femmes de bonne volonté pour les aider» et leur «donner de pleins droits».

Peuplée de 51 millions d’habitants, la Birmanie est un pays majoritairement bouddhiste. La minorité chrétienne représente 6,2% de la population (dont un quart de catholiques). L'Église catholique dénombre 16 diocèses. L'archevêque de Rangoon, le cardinal Charles Maung Bo, dirige un diocèse comptant environ 70 000 baptisés (soit 0,5% de la population de la capitale économique du pays) desservis par une centaine de prêtres.

François visitera ensuite le Bangladesh, pays majoritairement musulman, où la petite minorité chrétienne souffre de discriminations. Cette visite du Pape au Bangladesh ne sera elle pas la première. Paul VI avait fait une escale au Dacca en 1970, dans ce pays qui s’appelait alors le Pakistan oriental, et Jean-Paul II avait visité le pays, sous sa forme indépendante actuelle, en 1986.

Selon les estimations officielles, 125 millions des habitants du Bangladesh sont musulmans, soit 89,7 % de la population nationale. Leur poids démographique fait du Bangladesh la troisième nation musulmane du monde, derrière l'Indonésie et le Pakistan, dont il s'est scindé en 1971. Environ 96 % de ces musulmans du Bangladesh sont sunnites, un peu plus de 3 % chiites, et le reste ahmadis. L'hindouisme est la deuxième religion, représentant 9,2 % de la population, mais cette minorité tend à s'affaiblir. Les bouddhistes, les chrétiens (ces derniers étant surtout catholiques) et les animistes constituent le reste de la population.

L'Église catholique est structurée par huit diocèses, dont certains ont été tout récemment érigés, un signe encourageant pour les catholiques locaux qui peuvent ainsi disposer d'un accès plus direct aux services de l'Église : le diocèse de Chittagong a été érigé en février 2017 et celui de Barisal en 2015. L'archevêque de Dacca, le cardinal Patrick D'Rozario, travaille avec une centaine de prêtres au service d'environ 60 000 baptisés, soit 0,3% de la population de la capitale. Après son élévation au cardinalat, en 2016, il avait expliqué que son entrée au Sacré Collège lui permettrait de mieux relayer les préoccupations de la minorité catholique dans son dialogue avec les autorités du pays.

(CV)

 

28/08/2017 12:00