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Monde \ Politique

Mali: le président reporte le référendum constesté de révision de la Constitution

Manifestation de masse des opposants au projet de referendum sur une révision de la Constitution malienne, début juillet 2017à Bamako. - AFP

31/08/2017 06:00

(RV) Entretien – Le Mali ne tranchera pas pour ou contre la réforme de la Constitution tout de suite. Le président Ibrahim Boubacar Keïta a finalement décidé le 19 août 2017 de «surseoir» le referendum sur son projet de révision constitutionnel jusqu’à nouvel ordre, afin de préserver «l’intérêt supérieur de la nation». Fin juin, le gouvernement malien avait déjà décidé de repousser le vote normalement prévu le 9 juillet. Une nouvelle suspension sous la pression de la société civile et de la plateforme «Touche pas à ma Constitution» après des mois de manifestations de masses.

Nomination directe des présidents de la Cour constitutionnelle, de la nouvelle Cour de Compte et d’un tiers des futurs sénateurs, cette réforme de la Constitution malienne de 1992 offrirait davantage de pouvoirs au chef de l’Etat. À un an de la prochaine élection présidentielle, c’est ce que dénoncent principalement les détracteurs du projet.

Autre inquiétude, le contexte sécuritaire toujours très fragile dans le nord du pays, cible récurrente d’attaques terroristes. Dans la partie frontalière avec le Burkina Faso et le Niger, des zones entières échappent encore au contrôle du gouvernement malien, ainsi que des forces militaires françaises et onusiennes présentes sur le terrain.

André Bourgeot est anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste du Mali. Il revient avec Blandine Hugonnet sur les raisons de l’abandon du referendum de révision constitutionnelle et sur la situation sécuritaire qui s’enlise dans le nord du Mali

(BH)

31/08/2017 06:00