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François \ Activités

Le Pape reçoit la Communauté Shalom : témoigner de la miséricorde et sortir du narcissisme

Le Pape avec les membres de la Communauté Shalom, le 4 septembre 2017. - AP

04/09/2017 17:06

(RV) Il faut savoir témoigner de la miséricorde en sortant de soi-même, de l’autoréférentialité et du narcissisme : le Pape François l’a une nouvelle fois affirmé ce midi en recevant les membres de la communauté Shalom, un mouvement catholique charismatique fondé il y a 35 ans au Brésil.

Devant environ 4000 jeunes rassemblés en salle Paul VI, le Pape s’est exprimé en espagnol, sans note, pour lancer une invitation à témoigner de la miséricorde, en annonçant que Dieu est bon et qu’il est en train d’attendre les personnes, même si elles sont dans les pires moments de leur vie, comme le démontre la parabole de l’Enfant prodigue.

Le Pape a mis en garde les jeunes contre le risque de l’autoréférentialité, du fait d’être concentrés sur soi-même. La culture dans laquelle nous vivons est très égoïste, elle a une grande dose de narcissisme, de contemplation de soi-même, en ignorant les autres, mais le narcissisme produit de la tristesse parce que l’on vit préoccupés de se maquiller l’âme chaque jour, d’apparaître meilleurs que ce que l’on est. «Il ne faut pas se regarder dans le miroir, qui est un piège, mais regarder les autres», a insisté le Pape en donnant ce conseil amusant : «Si un jour vous voulez vous regarder dans le miroir, faites-le pour rire de vous-mêmes. Savoir rire de soi-même, cela donne de la joie et sauve de la tentation du narcissisme.»

François s’est arrêté sur le problème de la drogue, en s’adressant à un jeune qui est sorti de ce tunnel. «La drogue est l’un des instruments que la culture dans laquelle nous vivons a pour dominer, elle fait vivre sans racine, déracinés du présent et du passé, de la famille, de l’amour et de tout. Vivre dans un monde sans racines, c’est cela, le drame de la drogue. Sortir de la drogue, en revanche, c’est prendre conscience que l’on peut créer des choses nouvelles et belles.»

En s’adressant enfin aux plus âgés de la communauté, il leur a rappelés que le dialogue entre eux et les plus jeunes est l’un des plus grands défis posés au monde. «Les anciens ne doit pas être tenus dans une garde-robe, cachés», a-t-il insisté, évoquant le bonheur du dialogue entre les générations, quand par exemple des groupes de jeunes organisent des animations dans des maisons de retraite.

Camilo est brésilien. Il confie à Jackson Erpen, de la rédaction brésilienne de Radio Vatican, les raisons qui l'ont poussé à entrer dans la communauté Shalom

 

04/09/2017 17:06