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Monde \ Politique

Première visite d'un roi saoudien en Russie

Le roi Salmane, 81 ans, vient d'arriver à Moscou, ce jeudi 5 octobre 2017. Il s'agit de la première visite d'un souverain saoudien en Russie. - AP

05/10/2017 08:49

(RV) Entretien - Le roi Salmane, 81 ans, est attendu en Russie ce jeudi. Il s’agit de la première visite officielle d'un souverain saoudien dans ce pays. A Ryad, l'agence officielle SPA indique que le roi répond à « une invitation » de Vladimir Poutine, 10 ans après une visite effectuée par le président russe en Arabie saoudite. Les deux hommes devraient discuter de leurs « relations bilatérales » et des moyens de les « dynamiser ».

Olivier Dalage est journaliste et auteur de Géopolitique de l’Arabie Saoudite aux Editions Complexe. Il revient sur les relations passées et présentes entre les deux pays. Il est interrogé par Marie Duhamel.

En 1926, l’URSS fut un des premiers pays à reconnaître l’autorité d’Ibn Saoud qui devient le premier roi de l’Arabie Saoudite moderne, après la bataille de Djedda, en décembre 1925. Contrainte de fermer sa représentation dans le royaume pour des questions économiques en 1938, les relations diplomatiques furent ensuite suspendues par Ryad. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le Royaume se place du côté des Américains, et prend ses distances avec les communistes athées. Les tensions seront particulièrement accrues lorsque l’Armée rouge envahit l’Afghanistan, pays musulman que soutiendra financièrement et en hommes l’Arabie Saoudite. Les relations diplomatiques ne seront restaurées que dix ans plus tard, le 17 septembre 1989, grâce à une détente amorcée par le président Gorbatchev qui lèvera, par exemple, les restrictions empêchant les musulmans d’Asie centrale à effectuer leur pèlerinage annuel à la Mecque.

Si de nouvelles tensions apparaissent lors du soutien russe aux Serbes de Bosnie au début des années 90, la situation s’améliore avec l’arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin en 1999. En dépit de leurs divergences actuelles sur le conflit syrien, les deux pays souhaitent la fin de cette guerre qui dure depuis plus de six ans. Moscou et Ryad, dépendants de l’or noir, se sont également entendus, l’an dernier, sur une baisse de la production de pétrole. (MD)

 

 

 

05/10/2017 08:49